Attentat avorté de Villejuif : cinq ans après, Sid Ahmed Ghlam dans le box des accusés

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L'attaque s'était produite en avril 2015 à Villejuif (photo d'archives). 1:29
L'attaque s'était produite en avril 2015 à Villejuif (photo d'archives). © AFP
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Sid Ahmed Ghlam, 29 ans, est jugé à partir de lundi au côté de neuf autres suspects. Il est accusé d'avoir voulu commettre un attentat dans une église de Villejuif, en avril 2015. Une attaque à laquelle il n'a renoncé qu'après avoir tué une jeune femme, Aurélie Châtelain. 

Un terroriste au discours confus dans le box des accusés. Sid Ahmed Ghlam, 29 ans, accusé d'avoir voulu commettre un attentat en avril 2015 dans une église de Villejuif, est jugé à partir de lundi à Paris, en compagnie de neuf autres personnes. L'homme avait finalement renoncé à cette attaque, après avoir tué une jeune femme, Aurélie Châtelain. 

Un suspect "fiché S" par le renseignement

Ce dimanche-là, le jeune Algérien aurait pu commettre un carnage : un attentat au fusil d'assaut en pleine messe, dans une église de Villejuif. Mais rien ne s'est passé comme prévu. Dans des circonstances encore floues, Sid Ahmed Ghlam, radicalisé, "fiché S" par le renseignement, croise la route d'Aurélie Chatelain, mère de famille de 32 ans, venue du Nord pour un stage de fitness. Il la tue par balles dans sa voiture. 

Avec le même pistolet, le terroriste, affilié au groupe Etat islamique, se blesse à une jambe. Il abandonne son projet d'attentat et appelle le Samu, avant d'être arrêté par la police, qui découvre son arsenal.

"Il comprend qu'il a été 'ensorcelé'"

Depuis cinq ans,  Sid Ahmed Ghlam nie être un meurtrier, mais assume en partie le reste. "Il reconnaît qu'il devait participer à un projet d'attentat, qu'il avait reçu des instructions en ce sens, et au dernier moment, il comprend qu'il a été 'ensorcelé', c'est son terme", explique à Europe 1 son avocat, Jean-Hubert Portejoie. "Et Sid Ahmed Ghlam se tire délibérément une balle dans la cuisse pour éviter d'avoir à commettre un carnage", poursuit-il. 

 Une version qui n'a pas convaincu les juges d'instruction, mais que Sid Ahmed Ghlam soutiendra devant la cour d'assises spéciale.

Europe 1
Par Guillaume Biet, édité par Margaux Lannuzel