Où en est la traque du meurtrier armé en fuite dans les Cévennes ?

, modifié à
  • A
  • A
La gendarmerie de l'Héraut a publié cet appel à témoins jeudi via son compte Twitter. 1:31
La gendarmerie de l'Héraut a publié cet appel à témoins jeudi via son compte Twitter. © Compte Twitter de la gendarmerie de l'Héraut.
Partagez sur :
Les gendarmes espèrent retrouver la trace de Valentin Marcone, 29 ans, soupçonné d'un double meurtre commis mardi dans une scierie du petit village des Plantiers, dans le Gard. Un appel à témoins a été lancé pour tenter de débusquer cet homme possiblement armé et considéré comme "dangereux". 

La gendarmerie a lancé un appel à témoins jeudi pour tenter de débusquer le fugitif lourdement armé qui se cache dans la forêt cévenole depuis plus de 48 heures, après avoir abattu mardi son patron et l'un de ses collègues dans la scierie du petit village des Plantiers, dans le Gard, où il était employé. Europe 1 fait le point sur cette traque qui pourrait encore durer plusieurs jours. 

Un fugitif possiblement armé et "considéré comme dangereux"

Cet appel à témoins, accompagné d'une photo d'un homme à l'apparence très jeune, cheveux châtain très courts et fines lunettes, décrit Valentin Marcone, 29 ans, comme de type européen, de taille (1,70 m) et de corpulence moyennes, vêtu d'une treillis vert et d'une veste de camouflage avec capuche. 

"Susceptible d'être porteur d'une arme de poing (celle avec laquelle il aurait tué ses deux collègues de plusieurs balles dans la tête mardi matin) et d'une carabine de précision, il est considéré comme dangereux", insiste la gendarmerie, en appelant les éventuels témoins qui pourraient le croiser dans sa fuite à n'intervenir "en aucun cas" eux-mêmes mais à contacter les enquêteurs au 04.66.38.67.22.

Solitaire et passionné d'armes, Valentin Marcone possédait chez lui des sacs de sable semblables à ceux utilisés par les militaires qui sont amenés à installer sur les terrains d'opérations des camps de fortune à l'épreuve des balles. Il n'est pas exclu qu'il se soit aménagé une redoute de ce genre. Le procureur de Nîmes, Éric Maurel, l'a décrit comme "un homme habitué à la survie en milieu hostile", précisant toutefois qu'il ne s'agissait pas d'un paramilitaire ou d'un adepte des doctrines survivalistes.

Le père appelle son fils à se rendre

Par ailleurs, un message audio a été lancé par le père de Valentin Marcone, dans lequel il appelle ce dernier à se rendre. "J'ai la garantie qu'il n'y aura pas feu si tu te rends maintenant, mon fils fais-moi confiance", assure-t-il. "Valentin, c'est papa, je t'aime, on t'aime, (...) nous sommes tous avec toi, bisous, papa", déclare encore Frédéric Marcone, dans cet enregistrement audio diffusé via la gendarmerie.

Une traque qui pourrait s'inscrire dans la durée

L'appel à témoin a donné lieu à une cinquantaine de signalements, qu'il a fallu vérifier à chaque fois. Pour l'heure, les forces de l'ordre n'ont aucune piste malgré les moyens déployés : chiens pisteurs et survol de la zone avec un hélicoptère muni de caméras thermiques.

"L'hypothèse désormais c'est qu'il aurait pu prendre la fuite plus loin, au delà du périmètre de 15 km2 que nous fouillons depuis le départ", a expliqué la porte-parole de la gendarmerie en Occitanie. D'après la préfète du Gard, cette chasse à l'homme pourrait s'inscrire dans la durée.

Europe 1
Par Stéphane Frangi avec AFP