Invitée d'Eliot Deval et vous, la maire de Romans-sur-Isère, Marie-Hélène Thoraval, a salué la décision du magistrat instructeur de retenir la circonstance aggravante de racisme antiblanc dans l'affaire Thomas à Crépol. Elle estime que les victimes défendaient cette qualification depuis le drame survenu en novembre 2023.
Marie-Hélène Thoraval a accueilli avec satisfaction au micro d'Eliot Deval et vous la nouvelle qualification retenue par la juge d'instruction dans l'affaire Thomas à Crépol. "La première réaction, c'est 'enfin !'", a-t-elle déclaré, en saluant "le courage d'une juge d'instruction" qui reconnaît désormais "cette notion de racisme antiblanc", défendue selon elle par les victimes "depuis le meurtre de Thomas".
Le drame de Crépol n'était "pas un fait divers, mais un fait de société"
La maire de Romans-sur-Isère a également réaffirmé son analyse des faits. "Je maintiens l'intégralité des propos qui ont été les miens", a-t-elle insisté, rappelant avoir toujours considéré que le drame de Crépol n'était "pas un fait divers, mais un fait de société". Elle souligne aussi l'importance de la circonstance aggravante de la bande organisée : "On n'arrive pas à Crépol par hasard. Les choses, elles étaient organisées."
Marie-Hélène Thoraval est enfin revenue sur les conséquences personnelles de ses prises de position. "J'ai été menacée de mort quatre fois", a-t-elle révélé, expliquant avoir reversé les dommages et intérêts obtenus "à l'association des victimes de Crépol".
Selon elle, ne pas reconnaître cette qualification revenait à "cracher à la figure" des victimes. Elle affirme enfin avoir simplement "dit ce qu'était la réalité", malgré les critiques et les attaques dont elle dit avoir fait l'objet.