Affaire Mouzin : première journée de fouilles infructueuse dans les Ardennes

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Deux des victimes de "l'ogre des Ardennes" ont déjà été retrouvées dans cette ancienne propriété de Michel Fourniret. 1:30
Deux des victimes de "l'ogre des Ardennes" ont déjà été retrouvées dans cette ancienne propriété de Michel Fourniret. © FRANCOIS NASCIMBENI / AFP
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La première journée de la nouvelle campagne de fouilles organisée dans le parc du château de Sautou, dans les Ardennes, n'a pas permis de retrouver la dépouille d'Estelle Mouzin. En octobre dernier, Michel Fourniret avait fourni des indications pour retrouver le corps de la jeune fille disparue dans cet espace vert. La zone de fouilles s'étend sur trois hectares.  

Une première journée infructueuse. Fortes des indications du tueur en série Michel Fourniret, les forces de l'ordre ont lancé de nouvelles fouilles, lundi, dans le parc du château du Sautou, dans les Ardennes, pour tenter de retrouver le corps d'Estelle Mouzin. Mais au terme du premier jour, toujours aucune trace du corps de la jeune fille. Ces enquêteurs, experts de la gendarmerie, conducteurs des deux pelleteuses mécaniques de 20 tonnes amenées sur place et toute l'équipe dirigée par la juge Kheris ont toutefois une idée plus précise de l'endroit où elles doivent concentrer leurs recherches, grâce au tueur en série.  

Un véritable travail de fourmi

Cette zone, située dans le parc d'une des anciennes propriétés de "l'ogre des Ardennes", dans laquelle deux de ses victimes ont déjà été retrouvées, fait plus de trois hectares. La moitié a été déboisée pour faciliter les recherches en sous-sol. Un véritable travail de fourmi qui se fait notamment avec l'aide d'un archéologue. Et si cette première journée n'a pas permis de retrouver le corps de la fillette âgée de 9 ans au moment de sa disparition, Didier Seban, l'avocat d'Eric Mouzin, a bon espoir que les indications fournies par Michel Fourniret permettent de retrouver la dépouille d'Estelle Mouzin.

"Faire des recherches sur les indications qu'il a pu données"

"Certes, il lui est arrivé de mentir en niant des meurtres. Mais en général, quand il a donné des indications, elle ont été vérifiées", rappelle le conseil. "Malgré sa mémoire devenue défaillante compte tenu de son âge [78 ans, ndlr], il faut l'écouter et donc faire des recherches sur les indications qu'il a pu donner. D'autant qu'elles ont été corroborées par d'autres éléments de l'enquête." Les fouilles du parc sont programmées au moins jusqu'à vendredi. 

Europe 1
Par Lionel Gougelot, édité par Ugo Pascolo