À Strasbourg, nouveau rassemblement pour "dire non à l'antisémitisme"

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500 personnes se sont recueillies au pied de la cathédrale.
500 personnes se sont recueillies au pied de la cathédrale. © AFP/PATRICK HERTZOG
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Près de 500 personnes se sont rassemblées mardi soir au pied de la cathédrale de Strasbourg pour se recueillir, une semaine après la profanation du cimetière juif de Quatzenheim.

Près de 500 personnes, selon la préfecture, se sont rassemblées mardi soir au pied de la Cathédrale de Strasbourg pour se recueillir et dire "non à l'antisémitisme", une semaine après la profanation du cimetière juif de Quatzenheim.

"Dire non à cette haine". "Les actes antisémites se sont multipliés de façon incroyablement dangereuse ces derniers temps. Ce soir, nous avons voulu dire non à cette haine", a expliqué le père Etienne Uberall à l'assemblée.

"Fraternité", pouvait-on lire sur les pancartes de plusieurs personnes, certaines venues avec des bougies allumées pour cette cérémonie d'une trentaine de minutes. "La violence des actes, l'intolérance des paroles antisémites, c'est insupportable", a souligné Angela Laemel, Alsacienne de 85 ans, déjà venue la semaine dernière lors d'un rassemblement similaire.

Une longue minute de silence. Les représentants locaux de plusieurs confessions religieuses ont lu à voix haute un texte rédigé en commun. "Avec force, nous appelons à nous lever contre ces actes abjects qui frappent la communauté juive", ont-ils proclamé. "Il faut être réceptif à tous ces événements, les dénoncer. Le danger est réel", a estimé Yvon, un Strasbourgeois de 52 ans.

La foule a observé une longue minute de silence avant d'entonner un chant religieux en hébreu et en français. Le rassemblement s'est ensuite dispersé sous les applaudissements.

La France a connu récemment une multiplication d'actes antisémites. Il y a une semaine, 96 tombes ont été découvertes profanées au cimetière juif de Quatzenheim. Le jour même, dans de nombreuses villes à travers la France, notamment à Paris et à Strasbourg, des milliers de personnes s'étaient rassemblées pour dire "non à la banalisation de la haine".