Profanation de Quatzenheim : "On prendra des actes, on prendra des lois, on punira", promet Emmanuel Macron

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Après la profanation de 96 tombes juives dans le Bas-Rhin, le chef de l'Etat s'est engagé mardi à "prendre des lois" et "punir", avant de se recueillir dans le cimetière. 

Emmanuel Macron s'est engagé mardi à agir, légiférer et "punir", à son arrivée au cimetière de Quatzenheim, dans le Bas-Rhin, où près d'une centaine de tombes juives ont été profanées, couvertes de croix gammées. "On prendra des actes, on prendra des lois et on punira", a déclaré le chef de l'État s'entretenant avec des habitants consternés. Accompagné du grand rabbin de France Haïm Korsia et portant la kippa, il s'est ensuite recueilli devant plusieurs tombes. Évalué dans un premier temps à près de 80, le nombre de tombes profanées est de 96 sur 245, selon le président du consistoire israélite du Bas-Rhin Maurice Dahan.

En appeler à la "réaction populaire". Pour Emmanuel Macron, également accompagné du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, il s'agit désormais de "frapper les consciences", en en appelant à la "réaction populaire" et à "la force qu'on a en chacun" de nous. "Ceux qui ont fait ça ne sont pas dignes de la République, elle les punira", a-t-il insisté, alors qu'un villageois lui disait : "On est touchés au cœur". Dénonçant un peu plus tard les auteurs de cette profanation, "un groupe d'individus haineux", le chef de l'État a dit être venu "pour témoigner de la solidarité de la France toute entière" :

"C'est notre échec". Emmanuel Macron a souligné sa "détermination entière, notre détermination entière, à lutter contre l'antisémitisme sous toutes ses formes et tous ces visages de la haine". "Il y aura ce soir dans beaucoup de villes de France des rassemblements à l'appel de toutes les forces politiques qui diront aussi cette émotion et cette mobilisation du pays", a-t-il poursuivi. "Que certains de nos concitoyens pensent qu'on peut faire bégayer l'histoire en faisant cela, c'est un échec, c'est notre échec", a enchaîné le président, promettant de nouveau des actes "forts". "Ça ressemble à l'absurde bêtise", a-t-il conclu, entouré de nombreux habitants du village et de représentants de la communauté juive.