À Biarritz, des centres de vacances réquisitionnés pour héberger les CRS chargés de sécuriser le G7

  • A
  • A
Direction generale de la securite civile et de la gestion des crises 1280 1:25
© IROZ GAIZKA / AFP
Partagez sur :
Dans le village de vacances du domaine de Françon, 115 CRS ont remplacé les habituels touristes. Ils font partie des 13.200 personnes mobilisées pour la sécurisation du G7 qui s'ouvre samedi à Biarritz.
REPORTAGE

Les policiers et gendarmes mobilisés dans le cadre du dispositif spécial G7 à Biarritz seront 13.200. Autant de personnes qu’il faut loger pendant presque deux semaines. Conséquence : des campings et des centres de vacances ont été spécialement loués par l’État pour les accueillir. Ainsi, le village de vacances du domaine de Françon a été entièrement réquisitionné, les vacanciers laissant la place aux CRS pendant deux semaines.

"Attends-moi, j’ai oublié mon gilet pare-balles"

Dès l’arrivée sur le parking, la situation saute aux yeux : les fourgons de CRS parfaitement alignés sous les arbres ont remplacé les breaks familiaux et les voitures de touristes avec galerie sur le toit. Au sein du centre, l’ambiance n’est plus tout à fait la même non plus. "Ce qui change ce sont les petites phrases. À l’accueil, d’habitude on entend : 'Attends-moi, j’ai oublié mes lunettes de soleil, mon maillot de bain...' Hier matin (Lundi matin), j’ai entendu : 'Attends-moi, j’ai oublié mon gilet pare-balles'", rapporte à Europe 1, non sans amusement, Nathalie, la directrice adjointe du domaine de Françon.

Des hôtes aux petits oignons

115 CRS sont logés dans ce village de vacances, à deux ou trois policiers par appartement, en fonction des grades. Lorsqu’ils ne travaillent pas, ils font comme les vacanciers et jouent à la belote sur la terrasse. Mais impossible de leur demander ce qu’ils pensent de cette situation pour le moins inhabituelle : il leur est interdit de prendre la parole.

"Ils sont plutôt souriants, ils n’ont pas de réclamation particulière", assure la cheffe de cuisine. "On les nourrit comme les autres clients." Au menu : des plats régionaux, comme ce mardi l’axoa au piment d’Espelette, une préparation de veau haché servie avec des pommes de terre vapeur. L'État a payé le plein tarif pour les loger et les nourrir. "Nous ne sommes pas perdants", conclut la directrice adjointe du centre.

Europe 1
Par Jean-Jacques Héry, édité par Romain David