"Ici, ma grand-mère n'était pas vraiment en sécurité" : à Avion, les habitants d'une tour déménagent pour cause d'insécurité

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À Avion, une commune du Pas-de-Calais, des habitants qui attendaient d'être relogés à cause de l'insécurité qui régnaient dans leur immeuble déménagent jeudi. Un soulagement non seulement pour eux, mais aussi pour le maire, Jean-marc Tellier. 
REPORTAGE

Les habitants d'une tour HLM, à Avion, une commune située dans le Pas-de-Calais, sont prêts à partir de chez eux. Face aux actes de vandalisme à répétition, dont des incendies, le maire de la ville avait, en effet, décidé, fin août, de reloger les habitants de l'immeuble. L'opération de relogement a débuté mercredi avec un premier déménagement à 9h30.

Jean-Marc Tellier, le maire PCF d'Avion, explique, au micro d'Europe 1, avoir tout mis en oeuvre pour exfiltrer au mieux les 38 habitants concernés. "On a fait des propositions à 95% des habitants de la tour et leur déménagement est programmé. Ils ont la garantie d'être relogés", rassure le maire, qui admet avoir laissé encore trois dossiers en attente. "On s'est vus hier avec les bailleurs et on a commencé à trouver des solutions pour ces trois derniers dossiers."

Sur place, l'impatience est palpable. Marie-Thérèse, 64 ans, est en pleine préparation de son déménagement. Cette retraitée handicapée peut compter sur sa petite fille, Coralie. "Je fais de mon mieux pour l'aider car elle ne peut pas faire ses cartons elle-même", explique la jeune fille.

Des habitants relogés gratuitement 

Marie-Thérèse emménagera dans une résidence voisine et bénéficiera d'un logement au rez-de-chaussée, adapté à son handicap. Tous les frais sont également pris en charge par l'office HLM. "En principe, on n'a rien à payer à part le changement d'adresse. Même pour le déménagement, on n'a rien à débourser", se réjouit Marie-Thérèse. 

La retraitée se sent déjà plus sereine : elle va enfin pouvoir emménager dans un quartier "plus calme". À cause de l'insécurité grandissante, elle admet "ne plus pouvoir faire autrement". Sa petite fille, est, elle aussi, rassurée de voir sa grand-mère quitter l'appartement. "Je sais qu'ici elle n'était pas vraiment en sécurité. Parfois, elle nous appelait et elle nous disait qu'il y avait le feu. À presque 4 heures du matin, elle descendait, elle était sous la pluie avec ses pantoufles. Ce n'était pas une vie", raconte-elle. 

Europe 1
Par Lionel Gougelot, édité par T.F