Thomas Pesquet s’attend à un deuxième séjour dans l’espace "plus difficile" mentalement

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Après un premier voyage en 2016, Thomas Pasquet s'apprête à retourner à bord de la station spatiale internationale, pour six mois. 1:13
Après un premier voyage en 2016, Thomas Pasquet s'apprête à retourner à bord de la station spatiale internationale, pour six mois. © MARTIN BUREAU / AFP
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L'astronaute Thomas Pesquet décollera ce jeudi pour sa deuxième mission dans l'espace à bord de la station spatiale internationale. Si on pourrait croire le Français plus à l'aise à quitter la Terre après son premier voyage en 2016, il appréhende un peu plus en réalité cette seconde mission.
INTERVIEW

Et de deux. Thomas Pesquet se prépare à décoller une deuxième fois de la Terre pour rejoindre la station spatiale internationale. Un voyage qui se déroulera ce jeudi, à bord d'une navette SpaceX. Malgré son expérience acquise au cours de sa première mission en 2016, l'astronaute appréhende un peu plus ce nouveau départ.  "Je pense que le deuxième séjour est plus difficile que le premier", déclare-t-il au micro d'Europe 1, avant d'ajouter : "physiquement peut-être pas, parce que je suis dans la meilleure forme de ma vie. Mais mentalement, c'est plus difficile parce qu'on sait à quoi on s'expose".

Un entrainement perturbé par le coronavirus

Pour Thomas Pesquet, la découverte lors du premier voyage change radicalement le visage de la mission. "La première fois, on part à l'aventure. On sait que ça va être difficile parce qu'on vous le dit, parce qu'on l'imagine mais on ne sait pas à quel point. La deuxième fois, on sait exactement à quoi on s'expose", souligne-t-il. 

La crise sanitaire rend aussi le départ plus difficile. Les entraînements ont été modifiés et les interactions familiales ont été plus limitées. "La pandémie de Covid-19 n'a pas rendu l'entraînement facile et on s'est retrouvé très isolé pendant l'entraînement. Donc on se prépare à quitter la Terre pour six mois et en réalité, ça fait quasiment un an qu'on est en isolation", regrette-t-il. Si Thomas Pesquet craint un peu plus le voyage, il reste très heureux de retourner dans l'espace. Pour l'astronaute, "quand on va dans l'espace, on ne peut pas se plaindre".

Europe 1
Par Laure Dautriche, édité par Yanis Darras