De la Lune au vol Zéro-G, comment faire du tourisme spatial (si vos finances le permettent) ?

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Un lanceur Soyouz en plein décollage. 5:18
Un lanceur Soyouz en plein décollage. © JODY AMIET / AFP
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Dans "L'Équipée sauvage" ce mercredi Alain Cirou passe en revue les solutions pour faire du tourisme spatial. Une chronique destinée aux rêveurs, pour qui le décollage de SpaceX ce week-end a créé des envies d'ailleurs. 

3, 2, 1, décollage ! Si vous avez toujours rêvé d'entendre ces mots tandis que vous êtes vissé dans une fusée en train de s'arracher du sol, vous avez de quoi vous réjouir : le tourisme spatial est d'actualité. Et si vos finances le permettent, vous pourrez même aller encore plus loin que les deux astronautes américains qui ont rejoint samedi dernier la station spatiale internationale (ISS) à bord de la fusée SpaceX. De la Lune au vol en Zéro-G, ce mercredi dans "L'Équipée sauvage" le consultant scientifique d'Europe 1 Alain Cirou fait le tour des offres déjà ou bientôt disponibles pour vous permettre d'avoir la tête dans les étoiles. Et il y en a pour toutes les bourses. 

Un vol autour de la Lune 

Vous la voyez tous les jours, mais vous n'en connaissez qu'une partie. Et si vous alliez découvrir la face cachée de la Lune ? C'est le voyage que prévoit d'organiser SpaceX en 2023 avec un vol autour du seul satellite naturel permanent de la Terre. Le road-trip le plus long de votre vie, la distance entre les deux astres étant en moyenne de 384.400 km, qui vous coûtera "environ entre deux et trois milliards de dollars" par personne. Malgré le tarif, un milliardaire japonais a déjà fait plusieurs réservations et prévoit même de faire voyager avec lui des peintres, créateurs de mode et autres réalisateurs de films.

Un hôtel amarré à l'ISS

Beaucoup plus proche de notre maison commune (408 km) et beaucoup moins cher, il sera bientôt possible de "descendre" pendant 10 jours dans un hôtel amarré à l'ISS. Un module supplémentaire va bientôt être construit dans cette optique et ressemblera à une "sorte de gros cocon avec de grandes fenêtres sur la Terre". Son intérieur sera même designé par le Français Philippe Starck. De courtes vacances qui vous coûteront 55 millions de dollars, mais aussi six mois d'entraînement.

Autre option pour dépenser une somme similaire (à 5 millions de dollars près) sans devoir s'entraîner, grimper à 800 kilomètres de la Terre pour admirer la vue depuis une capsule Dragon. Il suffit de s'asseoir et de profiter du spectacle qui dure "quelques jours". 

Un vol suborbital

Si c'est le temps qui vous manque et non l'argent, il vous reste toujours la possibilité de toucher l'espace des doigts avec un vol suborbital grimpant jusqu'à la ligne de Kármán, soit 100 kilomètres au-dessus du plancher des vaches. L'altitude au-delà de laquelle l'atmosphère est trop ténue pour les ailes des avions et qui, par convention, délimite le début de l'espace. Pour ce petit tour dans le jardin de l'humanité, il vous faudra dépenser entre 250.000 et 200.000 dollars selon la compagnie choisie. Déjà 600 personnes ont cédé à cette envie.

Un vol Zéro-G

Quant au commun des mortels, celui qui ne gagne pas en une journée ce que d'autres obtiennent en une vie, pas question d'aller à proprement parler dans l'espace. Mais il est tout de même possible de vivre l'une des caractéristiques de l'espace : son apesanteur. Pour cela, il suffit de se rendre à Bordeaux et de grimper à bord d'un vol Zéro-G. Pendant une heure, l'appareil va effectuer une série de paraboles qui vont artificiellement modifier la force que la gravité exerce sur vous. Vous pourrez ainsi découvrir la force d'attraction de la Lune, de Mars, et bien-sûr son absence totale. Une expérience à 6.000 euros qui a comblé déjà plus de 11.000 personnes. 

L'espace pour moins de 100 euros ?

Dernière possibilité : que la chance soit avec vous ! Un Suisse a récemment proposé d'organiser une grande cagnotte pour un vol suborbital. L'inscription coûte 100 francs suisse, soit environ 92 euros, et vous permet d'avoir une chance d'être parmi les cinq personnes sélectionnées pour le voyage. Mais la concurrence va être rude puisque ce trajet ne pourra être organisé qu'à partir de 25.000 cotisants.  

Europe 1
Par Alain Cirou, édité par Ugo Pascolo