Ouiza, malvoyante sélectionnée pour un essai clinique financé par le Téléthon : "C'est l’événement d'une vie"

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Téléthon 1:44
La 33ème édition du Téléthon a commencé vendredi. © AFP
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Le Téléthon commence ce week-end. Trente heures de direct sur France Télévisions et des activités partout en France, pour récolter des dons. Grâce à ces derniers des révolutions médicales ont déjà vu le jour. Europe 1 a rencontré Ouiza, qui bénéficie d'une thérapie cellulaire pour traiter les dégénérescences de la rétine.
REPORTAGE

3637 : c'est le numéro de téléphone du week-end ! La 33ème édition du Téléthon a commencé vendredi. Jusqu’à dimanche, de nombreuses initiatives sont organisées partout en France avec comme chaque année : 30 heures de direct sur France Télévisions. Plusieurs milliers de Français sont mobilisés avec des concerts, des activités sportives pour récolter des fonds. Grâce aux dons du Téléthon, des révolutions médicales voient aujourd'hui le jour. La thérapie génique est appliquée concrètement. Un exemple avec le premier essai clinique de thérapie cellulaire pour traiter les dégénérescences de la rétine. Europe 1 a rencontré Ouiza, sélectionnée pour l'essai. 

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A 55 ans, Ouiza n'aurait jamais pensé retrouver un peu de sa vision. Touchée par une maladie orpheline de la rétine, elle est quasiment aveugle depuis l'enfance. Alors quand elle est sélectionnée pour ce premier essai clinique, Ouiza est pleine d'espoir. Un patch de cellules-souches de 3 millimètres sur 5 est greffé dans son œil en septembre. "C'est l'événement d'une vie", confie Ouiza. "A la consultation du 2ème mois, le docteur regarde mon œil, je lui dis je vois votre lumière. Là, y a quelque chose qui fonctionne, ça marche. C'est extrêmement prometteur. Ce que je vois ce sont des vraies lumières, comme le reflet des lampadaires sur le pelage de mon chien-guide.

Une avancée pour d'autres maladies moins rares

Cette avancée médicale est encourageante pour d'autres maladies, moins rares. "On espère voir ce patch transformé en un véritable traitement pour ces maladies génétiques, mais aussi peut-être pour des maladies beaucoup plus fréquentes comme la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA), puisque ce sont les mêmes cellules qui fonctionnent mal ou qui sont perdues", explique Christelle Monville, chercheuse au laboratoire I-Stem qui a développé cette thérapie.

Un immense espoir pour plus d'un million et demi de personnes concernées par la dégénérescence maculaire liée à l'âge en France.

Europe 1
Par Jean-Gabriel Bourgeois, édité par Mathilde Durand