"La logistique suivra." Le ministre de la Santé Olivier Véran l'a assuré mardi devant les parlementaires. Pour la vaccination anti-Covid , la stratégie est de la conserver en ville chez le généraliste, en pharmacie ou à domicile, tout en rouvrant des vaccinodromes s'il le faut. "S'il faut ouvrir de nouveaux centres, l'ARS le fait très rapidement", nous glisse-t-on dans l'entourage d'Olivier Véran . L'idée est aussi de s'adapter aux réalités locales, même si pour l'instant, les préfets contactés par Europe 1 n'ont pas encore reçu d'instructions en ce sens.
"On est rodé"
Tous les acteurs concernés le disent, ils ne sont pas inquiets. L'Association des maires de France confie qu'ils sont "rodés, nous n'avons pas à tout rebâtir". Un préfet explique de son côté que "dans sa zone, les vaccinodromes n'ont pas fermé, donc il n'y a aucun souci". À Nice, certains des centres n'avaient jamais fermé. C'est la raison pour laquelle Christian Estrosi peut proposer une troisième dose à tous les adultes sans rendez-vous dès le 1er décembre.
Une seule question subsiste : celle des doses. Y en aura-t-il assez si le rappel est généralisé à tous ? Au ministère de la Santé, on affirme qu'on croule sous les doses. La semaine dernière, il y en avait 24 millions en stock, et il en arrive toutes les semaines.