Plongée dans le vaccinodrome du stade Vélodrome à Marseille

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A Marseille, la vaccination contre le coronavirus s'intensifie dans le stade Vélodrome. 1:26
A Marseille, la vaccination contre le coronavirus s'intensifie dans le stade Vélodrome. © Christophe SIMON / AFP
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La vaccination contre le Covid-19 va prendre un nouveau tournant en avril. C'est du moins ce qu'espère le président de la République qui a appelé, mardi, à vacciner "matin, midi et soir". Il a également annoncé la mise en place de vaccinodromes comme à Marseille où les marins-pompiers organisent depuis plusieurs jours la vaccination au sein du stade Vélodrome. 

Vacciner "matin, midi et soir" contre le coronavirus : c'est ce qu'a demandé le chef de l'Etat lors de sa visite dans un centre de vaccination à Valenciennes, dans le Nord, mardi. Emmanuel Macron a également promis plus de doses à partir du mois d'avril. C'est pour cela qu'un à deux vaccinodromes vont prochainement être installés dans chaque département français. À l'image de ce qui se pratique depuis quelques jours au stade Vélodrome de Marseille. 

"Ça tourne, on n'a pas beaucoup d'attente"

Tout va très vite. Dans la cité phocéenne, on est vacciné en une demi-heure, files d'attente et surveillance post-injections comprises. "Je ne sais pas si c'est l'efficacité militaire des marins-pompiers. Mais ça marche très bien", s'exclame Isabelle, l'une des vaccinées du jour. 

Huit heures par jour, six jours sur sept. Les marins pompiers sont à la manœuvre dans le stade de l'Olympique de Marseille. Un endroit "mythique et qui permet de travailler dans de très bonne conditions", explique Thierry Zaveroni, chef d'orchestre de ce centre de vaccination de masse. "C'est un emplacement stratégique, facile d'accès. Ça tourne, on n'a pas beaucoup d'attente", ajoute-t-il. 

Objectif : vacciner 2.000 personnes par jour début avril

Et pour cause : tout a été aménagé pour être le plus efficace possible. Dans les salons du rez-de-chaussée et du premier étage de la tribune Ganay, un circuit court a été mis en place avec des structures éphémères. "Ce sont des box où on a créé des cabinets médicaux. La personne va suivre un parcours : la vaccination puis la surveillance et ensuite, on va la libérer", explique Thierry Zaveroni.

Cela fait moins de deux semaines que la vaccination a commencé dans le centre et les objectifs sont sans cesse revus à la hausse. "Aujourd'hui, on est à 1.100 vaccin jour. Jeudi, on passera à 1.250 et lundi à 1.500", indique Thierry Zaveroni. Les marins pompiers espèrent franchir les 2.000 vaccinations par jour à partir du 5 avril.

Europe 1
Par Stéphane Frangi, édité par Manon Bernard