Le prix de vente des masques plafonné à 95 centimes : "C'est une première avancée"

, modifié à
  • A
  • A
Le prix des masques chirurgicaux va être plafonné. Photo d'illustration. 1:20
Le prix des masques chirurgicaux va être plafonné. Photo d'illustration. © AFP
Partagez sur :
La secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie Agnès Pannier-Runacher a confirmé vendredi que le prix de vente des masques chirurgicaux serait plafonné à 95 centimes l'unité. "Une première avancée", salue François Carlier, délégué général de l'Association de défense des consommateurs CLCV, qui réclame un plafonnement également pour les masques réutilisables.

À dix jours du déconfinement, le gouvernement a décidé de plafonner le prix de vente des masques chirurgicaux à 95 centimes l'unité, comme l'a confirmé vendredi la secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie Agnès Pannier-Runacher. Au micro d'Europe 1, François Carlier, délégué général de l'Association de défense des consommateurs CLCV, salue cette décision, mais réclame une mesure similaire pour les masques tissu grand public. 

"C'est une première avancée, c'est très bien", explique-t-il. Mais, ajoute-t-il d'entrée, "sur les masques réutilisables, on pourrait essayer de plafonner à un prix un peu moins cher, car quand vous achetez un masque à cinq euros réutilisable 5 fois dans les tabacs, c'est quand même un prix qui me paraît un peu élevé". 

Les masques réutilisables trop chers pour les familles les plus modestes

Pour François Carlier, un non-plafonnement du prix de ces masques pourrait avoir des conséquences sur la santé, notamment des familles les moins favorisées. "Pour les familles qui ont des revenus assez limités, si les masques sont un peu trop chers, elles n'en achètent pas autant qu'il faudrait", s'inquiète-t-il. "Et au lieu de les porter pendant quatre heures, on les porte toute une journée pour faire des économies. Ce sont des usages problématiques pour la santé, c'est à mon avis le risque principal."

Pour ces masques, pas d'encadrement des prix pour l'instant donc, mais Agnès Pannier-Runacher a assuré qu'il y aurait "des enquêtes chaque semaine" pour s'assurer "qu'il n'y ait pas de dérive des marges".

Europe 1
Par Matthieu Bock, édité par Antoine Terrel