Emmanuel Macron : "Nous serons prêts" en cas de deuxième vague de l'épidémie

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"Nous serons prêts" en cas de "recrudescence" de l'épidémie du coronavirus avec des "stocks et des approvisionnements sécurisés", a assuré le président Emmanuel Macron mardi lors de son entretien télévisé du 14 juillet.

La France comptait lundi soir 30.029 décès liés au Covid-19 enregistrés depuis le début de l'épidémie, soit 25 morts de plus que lors du dernier bilan de vendredi, a annoncé la Direction générale de la Santé (DGS). Des chiffres qui inquiètent le monde médical, qui n'a de cesse, depuis plusieurs jours, d'appeler les Français à la vigilance et au respect des gestes barrières, sans quoi une seconde vague serait possible. Et si cela arrivait, que se passerait-il ? Est-ce qu'un reconfinement serait envisageable ? Est-ce qu'une pénurie de masques est possible ? Emmanuel Macron a répondu à ces questions, mardi, lors de son interview du 14 juillet.

"Nous avons à la fois les stocks et les approvisionnements qui sont sécurisés"

"Nous serons prêts. Cela a été préparé sous l'autorité du Premier ministre et du ministre de la Santé, avec tous les ministères compétents et les services compétents pour que l'on ait les bons stocks en bonne quantité. Parce que maintenant, on sait parfaitement quelle est la quantité qu'on consomme. Ça a été beaucoup plus que ce qui était dans toutes les projections, dix fois plus. Donc, maintenant, on sait ce qu'on consomme de masques, de respirateurs, de curare, de médicaments. Et nous avons à la fois les stocks et les approvisionnements qui sont sécurisés", a-t-il assuré.

"Le confinement a été un révélateur d'inégalités"

Quant à la possibilité d'un reconfinement, le Président a été sans équivoque : "On a pris la mesure la plus radicale, la plus dure, qui était le confinement, et aussi la plus basique, avec des tas de conséquences. Etre confinés dans une maison, quand on a un jardin, ce n'est pas pareil qu'être confiné dans un appartement à plusieurs. Être confiné dans une maison où il n'y a pas Internet, ce n'est pas pareil que d'être connecté en permanence. Et donc, le confinement a été un révélateur d'inégalités. Je ne le veux pas à nouveau pour le pays et donc nous sommes en train de tout faire pour éviter une nouvelle vague et pour avoir une approche différenciée si elle apparaissait, avec les masques, les tests. Et ensuite, si une nouvelle vague arrivait, d'isoler le plus localement possible et donc le plus vite possible. C'est pour cela qu'il faut tester."