Le Conseil d'Etat déboute un octogénaire vacciné qui demandait à être déconfiné

, modifié à
  • A
  • A
Les personnes vaccinées doivent respecter le confinement comme le reste de la population, selon le Conseil d'Etat.
Les personnes vaccinées doivent respecter le confinement comme le reste de la population, selon le Conseil d'Etat. © Fred Tanneau, AFP
Partagez sur :
Un retraité de 83 ans vacciné avait déposé un recours devant le Conseil d’Etat pour demander la levée du confinement pour les personnes vaccinées. Mais sa demande a été rejetée par la haute cour administrative, qui estime "que la vaccination n’élimine pas complètement la possibilité que les personnes vaccinées demeurent porteuses du virus". 

Peut-on se déconfiner quand on a été vacciné ? Pour le Conseil d'Etat, la réponse est non. Un octogénaire récemment vacciné, qui réside en Ile-de-France, avait déposé un référé liberté devant la haute cour administrative pour demander la fin des mesures de confinement fixées dans le décret du 19 mars dernier pour les personnes vaccinées. Mais sa demande a été rejetée, selon les informations d'Europe 1. 

"L'impact des variants sur les vaccins est incertain"

Les avocats du retraité s’appuyaient sur plusieurs études pour attester de l’efficacité du vaccin contre le Covid-19 et réclamer que les personnes vaccinées soient traitées différemment du reste de la population. Le Conseil d'Etat a certes reconnu qu'il est "vraisemblable" que la vaccination "assure une protection efficace pour ses bénéficiaires". Mais les juges administratifs ont ajouté que "l'impact des variants sur les vaccins est incertain" pour le moment. En conséquence : "La vaccination n’élimine pas complètement la possibilité que les personnes vaccinées demeurent porteuses du virus et soient contagieuses", ont-ils conclu. 

L'avocat de l'octogénaire, Me Henri De Lagarde, a fait part de sa déception. "Dans le doute sur l’efficacité du vaccin quant à la transmission du virus et sur les variants, pour le Conseil d’État l’enfermement prime sur la liberté. Le principe de précaution est donc mis au service de l’enfermement." Selon lui, le Conseil d’Etat évite de répondre à la question : "Peut-on discriminer les non-vaccinés ?"