Jean Castex a reçu sa première dose du vaccin AstraZeneca

, modifié à
  • A
  • A
Jean Castex a reçu sa première dose du vaccin AstraZeneca vendredi à l'hôpital Bégin de Saint-Mandé 1:38
Jean Castex a reçu sa première dose du vaccin AstraZeneca vendredi à l'hôpital Bégin de Saint-Mandé © THOMAS COEX / POOL / AFP
Partagez sur :
"Je n'ai rien senti alors que je suis un peu douillet", a commenté Jean Castex : le Premier ministre a reçu sa première dose du controversé vaccin AstraZeneca vendredi. Une opération de communication assumée pour inciter les Français à se faire injecter ce vaccin impopulaire.

Le Premier ministre Jean Castex a reçu sa première dose du vaccin AstraZeneca vendredi à l'hôpital Bégin de Saint-Mandé, près de Paris, une injection destinée à rassurer les Français après la brève suspension du sérum anti-Covid. "Je n'ai rien senti alors que je suis un peu douillet", a plaisanté le Premier ministre, 55 ans. Deux heures plus tôt, la Haute autorité de santé (HAS) avait donné son feu vert à la reprise "sans délai" de la vaccination avec AstraZeneca, tout en recommandant de le réserver aux personnes de 55 ans et plus.

Une opération de communication assumée...

Une véritable opération de communication, assumée comme telle, avec un objectif : redonner confiance aux Français, alors que 56% des Français ne veulent pas se faire vacciner avec le produit d'AstraZeneca, selon un sondage Odoxa Backbone Consulting publié vendredi. Le Premier ministre a donc considéré que recevoir l'injection était le meilleur moyen de prouver à la population qu'il n'y a aucun risque. "Je me suis dit qu'il serait judicieux que je me fasse vacciner très rapidement (...) pour montrer à mes concitoyens que la vaccination, c'est la porte de sortie de cette crise et qu'on peut y aller en toute sécurité", a ainsi déclaré Jean Castex.

... et un changement de stratégie

Reste que cela marque un véritable changement de stratégie, puisqu'en début d'année le locataire de Matignon voulait attendre son tour pour ne pas être accusé de bénéficier de "passe-droit" en vertu de ses fonctions. Mais l'urgence à faire accepter aux Français ce vaccin impopulaire a forcé Jean Castex à prendre un nouveau cap, bien qu'il ne déclare "pas de comorbidité connue". 

Europe 1
Par Aurélie Herbemont avec AFP