Les patients sont traités au CHU du Pontchaillou à Rennes 1:35
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Le professeur Jean-François Bergmann, ancien vice-président de la commission des autorisations de mise sur le marché, maintient sur Europe 1 que les essais sont "indispensables" malgré l'accident survenu à Rennes.
INTERVIEW

Faut-il remettre en cause les essais thérapeutiques après l'accident mortel survenu à Rennes ? "Sûrement pas !", répond le professeur Jean-François Bergmann, chef du service de médecine interne à l’hôpital Lariboisière de Paris et ancien vice-président de la commission des autorisations de mise sur le marché de l'Agence du médicament.

"Des essais nécessaires." "Il faut essayer de comprendre ce qui s'est passé mais ces essais sont nécessaires justement pour essayer de connaître la toxicité des médicaments", a-t-il expliqué jeudi au micro d'Europe Soir.

Quelques heures plus tôt, la ministre de la Santé Marisol Touraine confirmait lors d'une conférence de presse qu'un patient se trouvait en état de mort clinique et cinq autres étaient dans un état grave à cause de blessures neurologiques.

"Les règles sont très strictes." L'accident, extrêmement rare, survient malgré des contrôles poussés. "Les règles de la phase 1, ces essais que l'on fait chez des volontaires sains, a les mêmes règles en France, en Europe et dans le monde, et c'est très strict", décrit Jean-François Bergmann. ."S'il y a eu un manquement ou une carence, il faudra sûrement renforcer les contrôles et verrouiller la procédure mais on ne peut pas le dire tant qu'on n'a pas compris."