Grossesse : peut-on refuser une perfusion d'oxytocine pour l'accouchement ?

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Grossesse 1:50
L'oxytocine est utilisée pour favoriser le travail avant l'accouchement. (Photo d'illustration.) © Free photos/ Pixabay
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Pour l'accouchement, les spécialistes peuvent recourir à l'oxytocine, un médicament qui permet d'accélérer le travail à la maternité. Sur Europe 1, le spécialiste Cyril Huissoud, gynécologue-obstétricien à Lyon, se penche mardi au micro d'Europe 1 sur l'utilisation de cette substance, qui est sans danger pour la mère et l'enfant.

Olivia va bientôt accoucher de son premier enfant et lit beaucoup de choses sur la grossesse. Ayant vu que les maternités pouvaient avoir tendance "à forcer un peu les choses en faisant des perfusions d'oxytocine", la future mère s'inquiète des possibles conséquences néfastes de cette injection pour le bébé. Cette auditrice d'Europe 1 se demande donc si elle est en droit de refuser cette perfusion. Cyril Huissoud, gynécologue-obstétricien au CHU de Lyon, lui répond et la rassure, mardi après-midi, dans l'émission Sans Rendez-vous avec Mélanie Gomez et Jimmy Mohamed.

"L'oxytocine, qui est un médicament, est avant toute chose une petite protéine cérébrale qui joue le rôle d'hormone au moment de l'accouchement. Mais il arrive parfois que l'accouchement soit plus difficile, que la dilatation du col ne se fasse plus et, pour éviter une césarienne, on peut être amené à utiliser cette hormone. Elle est fabriquée de manière synthétique, ce n'est pas une hormone d'origine humaine.

"Coup de boost"

L'oxytocine permet de redonner un petit 'coup de boost' à l'utérus et favoriser l'accouchement dans des situations où on pourrait se poser la question d'une césarienne parce que le travail n'avance plus. C'est un médicament qui est en principe très bien toléré par la maman est très bien toléré par le bébé. Il n'y a pas de risque pour le bébé à une utilisation adaptée à la situation clinique.

Une patiente peut parfaitement refuser l'injection d'oxytocine. À nous de lui expliquer la raison pour laquelle on envisage de mettre en place ce traitement. Généralement, les mamans qui ont recours à ce type de médicament ont encore moins envie, évidemment, d'une césarienne."