Covid-19 : le Conseil scientifique se réunit en séminaire pour décider de son avenir

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Jean-François Delfraissy 1:18
Le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy. © Ludovic Marin / POOL / AFP
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Le Conseil scientifique se réunit vendredi et samedi pour un séminaire, afin de discuter de l'avenir de l'instance consultative. Dans une période de décrue épidémique, ses avis se font moins médiatisés. "Cet été, nous allons nous mettre un peu en veilleuse", confie à Europe 1 le président de l'instance, Jean-François Delfraissy. 

L'épidémie de Covid-19 continue de reculer. Selon les dernières données publiées jeudi par Santé publique France, la pression hospitalière redescend : le nombre des personnes actuellement en soins critiques est de 2.245 contre 2.326 patients mercredi. Un chiffre au plus bas depuis le 22 octobre dernier. Le nombre de nouveaux cas détectés par jour est passé sous la barre des 6.000. Dans cette période, que devient le Conseil scientifique, organisme consultatif chargé de conseiller l'exécutif dans cette crise sanitaire ?

Les membres de l'instant se réunissent en séminaire vendredi et samedi pour évoquer la suite. Ils ne s'étaient pas retrouvés physiquement depuis octobre dernier et multipliaient les échanges à distance depuis huit mois, trois fois par semaine. L'enjeu du séminaire est de taille : plancher sur l'avenir du Conseil scientifique qui doit s'éteindre le 30 septembre., tel que le prévoit la loi relative à la gestion de la sortie de crise sanitaire.  

Un été plus discret

Ces dernières semaines, les avis de l'instance sont moins médiatisés et moins mis en avant par les politiques. Ces derniers reprochent au Conseil des projections trop alarmistes et posent ainsi la question de la pérennité de l'organisme. "Cet été, nous allons nous mettre un peu en veilleuse", confie à Europe 1 le président du Conseil Jean-François Delfraissy.

Quant à la suite, après fin septembre, "c'est le politique qui décidera", poursuit-il. La rentrée sera décisive quant à l'évolution de l'épidémie et de ses variants, mais l'immunologue n'exclut pas de passer le relais. "Je ne veux pas entrer dans la période de campagne présidentielle", assure-t-il. D'autres membres souhaiteraient, quant à eux, poursuivre leur mission. Mais il reste à voir sous quelle forme.