Autisme : la secrétaire d'État Sophie Cluzel affirme n'avoir "jamais déclaré illégale la psychiatrie"

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Sophie Cluzel s'est attirée les foudres des associations.
Sophie Cluzel s'est attirée les foudres des associations. © AFP
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La secrétaire d'État aux personnes handicapées avait choqué une partie des psychiatres, en présentant les premiers résultats de la stratégie nationale sur l'autisme. 

La secrétaire d'État Sophie Cluzel, "choquée de l'interprétation" faite de ses déclarations sur RMC le 1er avril, a indiqué lundi qu'elle "n'a jamais déclaré illégale la psychiatrie" qui doit figurer "à sa juste place" dans la stratégie pour l'autisme.

Sophie Cluzel, qui présentait les premiers résultats de la stratégie nationale sur l'autisme, avait demandé le 1er avril "qu'on arrête de parler de psychiatrie, et qu'on parle vraiment d'une bonne prise en charge, très précoce".

Des propos "irresponsables", selon les syndicats. "Je n'ai jamais déclarée illégale la psychiatrie", a souligné la secrétaire d'État auprès de l'AFP, faisant référence à un titre du quotidien Libération ("Autisme, quand la secrétaire d'État déclare illégale la psychiatrie").

Onze syndicats et sociétés savantes de psychiatres avaient dénoncé vendredi les propos "irresponsables" et "indignes" de la secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées. 

"La psychiatrie a sa place", assure Sophie Cluzel. "Il n'y a rien d'irresponsable à dire que nous voulons une prise en charge très précoce avec une intervention pluridisciplinaire. La psychiatrie a sa place, mais sa juste place, en coopération et en concertation avec l'ensemble des médecins, des généralistes, médecins de PMI et intervenants médicosociaux." "Il faut absolument que la psychiatrie accélère dans le diagnostic des adultes qui sont en hôpitaux psychiatriques de façon inadéquate" souligne Sophie Cluzel, qui estime que les psychiatres "ne collaborent pas assez vite avec le médicosocial. Il y a encore énormément d'adultes qui sont en hôpitaux psychiatriques et il faut qu'on accélère le diagnostic, en collaboration avec le médicosocial, pour pouvoir travailler sur la sortie de ces adultes".

Le Conseil national professionnel de psychiatrie (CNPP), qui regroupe ces 11 organisations, avait reproché à la membre du gouvernement des "appréciations brutales" qui "découragent et affligent" une profession sur laquelle "une membre du gouvernement se permet de jeter l'opprobre", au lieu de "rester en cohérence avec la ministre de la Santé et le président de la République".

Fin février, Emmanuel Macron a promis de "réinvestir" dans la psychiatrie, en particulier pour "redonner une perspective à la pédopsychiatrie".