A-t-on vraiment plus envie de faire l’amour l’été ?

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Chaque dimanche de l'été, Europe 1 répond à vos interrogations les plus intimes dans son magazine de la santé, de 10h à 11h.

Tous les dimanche cet été, à partir de 10 heures, retrouvez sur Europe 1 votre magazine santé présenté par Mélanie Gomez. Sexualité, sentiments, épanouissement personnel… Catherine Blanc, sexologue et psychanalyste à Paris, répond sans tabou à la question plus ou moins intime d’un(e) auditeur(ice). Retrouvez son conseil sexo du jour :

La question de Nathalie, 41 ans

"Pour moi, les vacances, c’est souvent l’angoisse d’un point de vue sexuel. Mon mari et moi sommes ensemble depuis 22 ans, nous avons trois enfants et je sais très bien que les vacances approchant, il va attendre beaucoup de moi à ce niveau-là. Il y a déjà fait allusion. Mais avec les enfants 24 heures sur 24, je sais déjà qu’il va être déçu. Comment lui faire comprendre que je ne suis pas prête à faire l’amour tous les jours sans le vexer ?"

Les conseils de Catherine Blanc

"Il n’y a pas de saisonnalité de la sexualité, c’est une idée reçue. […] Contrairement aux animaux, où il y une période de chaleur, chez les humains, ça ne se passe pas comme ça. Alors que dans le monde animal l’excitation est liée à la fertilité, chez l’homme la fertilité dure tout au long de l’année. Elle n’est pas à l’origine de l’érotisation de la relation. Par contre, l’hiver, qu’il fasse très froid, cela donne envie de se rapprocher, d’être douillet avec les uns et les autres, et l’été est un moment où l’on se dénude, où les corps sont plus accessibles. […] Ça ne veut pas dire que, sexuellement, nous sommes plus prompts, mais nous le sommes davantage psychologiquement.

[…]

Le problème des vacances, c’est que les enfants sont là 24 heures sur 24. Il va falloir dire à son mari que c’est un moment formidable, un moment de partage et un moment de retrouvailles, mais pas nécessairement dans le lit. Un moment pour parler de choses et d’autres, pour retrouver de l’espace.

[…]

Il n’y a pas non plus de devoir de performance, la sexualité n’a pas lieu d’être une échelle de valeur de la qualité de la relation, mais une conversation qui n'est pas verbale mais corporelle.

[…]

Je ne suis pas pour dire de faire un effort, dans le sens ou l’appétit viendrait en mangeant. Si l'on n'a pas d’appétit, cela peut mener à l’écœurement. Il ne faut surtout pas se mettre dans la position du mari. Tant que Nathalie se positionnera en fonction de son mari, elle verra la sexualité comme un devoir qui lui incombe, alors que l'été est aussi pour elle l’occasion de sentir son corps libre, câliné par le soleil, de se sentir belle, dénudée et donc d’érotiser sa propre position."