VIDÉO - De nouvelles images mettent à mal la défense d'Alexandre Benalla

, modifié à
  • A
  • A
Une nouvelle vidéo montre deux hommes, "ressemblant fortement" à Alexandre Benalla et Vincent Crase au Jardin des Plantes. © Capture d'écran
Partagez sur :

Un document révélé lundi par franceinfo et Mediapart met à mal la défense d'Alexandre Benalla, qui affirmait n'avoir procédé à aucune interpellation au Jardin des Plantes, le 1er mai. 

VIDÉO

Dans l'interview accordée dimanche au JDD, Alexandre Benalla avait assuré n'avoir été qu'observateur lors des manifestations du 1er-Mai à Paris, et n'avoir procédé à aucune interpellation au Jardin des Plantes. Mais lundi, franceinfo et Mediapart ont publié une vidéo dans laquelle deux hommes, "ressemblant fortement" à l'ancien collaborateur de l'Élysée et Vincent Crase, gendarme réserviste, traînent un manifestant dans le parc.

Vendredi, une vidéo dévoilée par Libération montrait déjà les deux hommes interpeller plusieurs manifestants au Jardin des Plantes, avant les événements de la place de la Contrescarpe. Deux plaintes pour violences ont d'ailleurs été déposées par deux manifestants, un jeune homme et une jeune femme, précise franceinfo. Sur la vidéo révélée par Libération, apparaissaient trois personnes, "ressemblant fortement" à Alexandre Benalla, Vincent Crase et Philippe Mizerski, commissaire de la direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC). 

"Ni casque, ni brassard, ni radio". Au JDD, Alexandre Benalla avait pourtant certifié n'avoir procédé à aucune interpellation au Jardin des Plantes. "J'étais derrière les policiers en tant qu'observateur, on peut le voir distinctement, je n'ai ni casque, ni brassard, ni radio". La nouvelle vidéo publiée lundi soir par franceinfo et Mediapart semble mettre à mal cette ligne de défense. 

Ouverture d'une nouvelle enquête. Suite aux deux plaintes déposées, le parquet de Paris a annoncé lundi l'ouverture d'une nouvelle enquête pour "violences volontaires en réunion par personne dépositaire de l'autorité publique", "atteinte arbitraire à la liberté individuelle", "usurpation de signes réservés à l'autorité publique", "immixtion dans l'exercice d'une fonction publique", "dégradation volontaire d'un bien", en l'espèce d'une vidéo, et "introduction frauduleuse dans un système de traitement de données personnelles".