Véran demande aux cliniques et aux libéraux de "prendre leur part" pour soulager l'hôpital

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avec AFP
Lors d'un discours au salon de la Fédération hospitalière de France, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a indiqué que les cliniques privées et les médecins libéraux "doivent prendre toute leur part" pour assurer la permanence des soins "sur la fin de l'année" aux côtés de l'hôpital public.

Les cliniques privées et les médecins libéraux "doivent prendre toute leur part" pour assurer la permanence des soins "sur la fin de l'année" aux côtés de l'hôpital public qui traverse une "période difficile", a déclaré mardi le ministre de la Santé, Olivier Véran.

Un contexte difficile, entre Covid-19 et bronchiolite

"Nous sommes particulièrement attentifs aux tensions sur les services d'urgence, de pédiatrie et les maternités", a affirmé Olivier Véran lors d'un discours au salon de la Fédération hospitalière de France (FHF). Entre la recrudescence des cas de Covid-19, de bronchiolite et de lits fermés, l'exécutif entend garantir la permanence des soins, dont "l'hôpital public assure une part importante", mais dont "les établissements privés et les libéraux doivent également prendre toute leur part".

Le ministre a donc demandé aux agences régionales de santé (ARS) "d'anticiper avec l'Ordre des médecins l'organisation de (cette) permanence sur la fin de l'année" pour les libéraux, ainsi qu'avec les établissements privés, promettant d'y "veiller tout particulièrement, pour que chacun soit mobilisé". "C'est collectivement que nous tiendrons dans les semaines qui arrivent", a-t-il ajouté, rappelant que le gouvernement a déposé lundi un amendement au budget de la Sécu prévoyant une rallonge de 1,7 milliard d'euros, essentiellement destinés aux hôpitaux afin de "dissiper toute inquiétude sur le fait que l'État est et sera à (leurs) côtés".

Un appel entendu par les cliniques privées

Les cliniques privées ont aussitôt répondu à l'appel. "Le ministre peut bien sûr compter sur l'hospitalisation privée", a assuré Lamine Gharbi, président de la FHP. "On a vu à quel point notre apport était important pendant la pandémie. Nous continuerons à répondre présent sur la permanence des soins et sur la prise en charge des patient pendant les périodes de tension", a-t-il insisté.