Application StopCovid : "On a fait un choix en faveur des libertés", assure Cédric O

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L'application de traçage numérique du gouvernement StopCovid sera prête le 2 juin, mais sans avoir recours aux plateformes d'Apple et Google. "On a fait un choix en faveur des libertés", justifie sur Europe 1 le secrétaire d'Etat chargé du Numérique Cédric O. "Nous avons fait tout ce qui est en notre pouvoir pour que la protection de la vie privée soit respectée". 
INTERVIEW

Le gouvernement a assuré mardi que l'application StopCovid, qui fait l'objet de vifs débats depuis plusieurs semaines, devrait être prête le 2 juin. L'exécutif a cependant décidé de ne pas avoir recours aux plateformes d'Apple et Google pour son lancement. "On a fait un choix en faveur des libertés", a justifié mardi soir sur Europe 1 le secrétaire d'Etat au Numérique Cédric O, alors que de nombreuses voix s'inquiètent, y compris au sein de la majorité, de la protection des données des futurs utilisateurs. 

"La Cnil (la Commission nationale informatique et libertés) a dit qu’avec les garanties que nous avons données, comme l’anonymat total, le volontariat et la transparence, le déploiement de l’application est possible. Nous avons fait tout ce qui est en notre pouvoir pour que la protection de la vie privée soit respectée", certifie Cédric O, qui prévoit que la Cnil puisse à nouveau se prononcer sur l'application d'ici fin mai. L'application StopCovid doit permettre de tracer les contacts avec des personnes diagnostiquées positives au coronavirus. 

"Google et Apple protégeaient moins contre un certain nombre d'attaques"

"Nos experts ont estimé que la solution proposée par Google et Apple protégeait moins contre un certain nombre d’attaques, et était insuffisamment maîtrisée par le système de santé. On a donc préféré un autre protocole, comme l’a fait le Royaume-Uni, pour les mêmes raisons que nous", poursuit Cédric O. "Les ingénieurs français ont beaucoup travaillé, en lien avec leurs homologues britanniques. L’application fonctionnera sur tous les téléphones, y compris les iPhones", tient à rassurer le secrétaire d'Etat. 

Cédric O explique aussi que la phase de test est désormais lancée. "Nous avons encore deux semaines de tests dans les conditions réelles, dans les métros et les supermarchés, pour vérifier que tout marche bien. Je n’ai pas de garanties que les tests marchent bien", indique-t-il. "Mais ce que je constate c’est que l’ensemble des pays européens travaillent sur le sujet, et que tout le monde est à peu près confiant pour avoir ces applications fin mai-début juin. Donc je n’ai pas de raison de douter que l’application marche à cet horizon."