Retraites : "la grève gêne, par définition", défend Alexis Corbière

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Alexis Corbière était l'invité d'Europe 1, vendredi soir. 1:10
Alexis Corbière était l'invité d'Europe 1, vendredi soir. © Europe 1
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"Tous les Français profitent des congés parce qu'à un moment donné il y a eu des ouvriers qui ont bloqué des usines", a rappelé le député LFI de Seine-Saint-Denis sur Europe 1 vendredi, interrogé à propos du conflit social qui dure depuis près d'un mois autour de la réforme des retraites. 
INTERVIEW

La grève contre la réforme des retraites dure depuis près d'un mois et fait parfois grincer des dents, notamment dans les transports en commun. Interrogé sur l'installation du conflit, vendredi soir sur Europe 1, le député LFI Alexis Corbière a dénoncé le "défaut de solidarité" dont fait preuve une partie de la population selon lui, rappelant que de précédents mouvements avaient fait naître les acquis sociaux d'aujourd'hui. 

 

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"Vous savez que les congés ont été obtenus en juin 1936, grâce à des grèves qui bloquaient les usines", commence Alexis Corbière. "Tous les Français profitent des congés parce qu'à un moment donné, il y a eu des ouvriers qui ont bloqué des usines. Donc la grève gêne, par définition. Mais elle protégée constitutionnellement", poursuit-il. 

"Il est de bon ton de critiquer le syndicalisme"

"Je trouve que souffle un vent mauvais dans ce pays, où il est de bon ton de critiquer le syndicalisme, de critiquer des moments de grève, et de vouloir une espèce de grève qui ne générait personne - qui par définition n'est pas la grève - où en gros on aurait le droit de mettre un brassard ou peut-être une casquette de couleur selon nos humeurs...", dénonce le député. "Mais non, la grève, c'est ce qui démontre que sans les ouvriers, ceux qui travaillent, l'appareil de production s'arrête."

Et Alexis Corbière de conclure : "La grève, c'est un moment particulier. Je suis pour qu'elle s'arrête le plus vite possible : il y a une façon, c'est le retrait (du projet de réforme, ndlr). Et après on discute."