Réforme des retraites : à l'Assemblée, LFI assume "de ne pas rendre la tâche facile au gouvernement"

, modifié à
  • A
  • A
La députée LFI Clémentine Autain justifie la stratégie de son groupe à l'Assemblée nationale et dénonce un "coup de force" du gouvernement. 8:51
La députée LFI Clémentine Autain justifie la stratégie de son groupe à l'Assemblée nationale et dénonce un "coup de force" du gouvernement. © Europe 1
Partagez sur :
Au micro d'Europe 1, la députée France insoumise de Seine-Saint-Denis est revenue sur le dépôt des 19.700 amendements par son groupe à l'Assemblée nationale. Pour Clémentine Autain, il s'agit de "prolonger la mobilisation présente dans le pays".
INTERVIEW

22.000 amendements. C'est ce que doivent étudier en commission les députés à l'occasion de l'étude à l'Assemblée de la réforme des retraites. Parmi ces amendements, 19.700 ont été déposés par les 17 élus de la France insoumise. Clémentine Autain, députée LFI de Seine-Saint-Denis, justifie ce dépôt en expliquant qu'il s'agit "de prolonger la mobilisation présente dans le pays, alors qu'une majorité de Français est opposée à ce projet".

Le texte présenté aux députés le 17 février sera une version non amendée

En réalité, tous les députés LFI ont déposé 17 fois les mêmes amendements. "C’est une façon de ne pas rendre la tâche facile au gouvernement", poursuit Clémentine Autain, affirmant qu'il n'y a "aucune urgence à reformer le système de retraites". Et en raison de cette stratégie, il reste encore 20.268 amendements à étudier par les députés en commission avant le 17 février, date du passage du texte dans l'hémicycle. 

"C'est mission impossible", reconnaît Clémentine Autain. La députée LFI de Seine-Saint-Denis explique que le 17 février, le texte présenté aux députés sera la première version, "non-amendée par la commission". Donc le travail de la commission n'aura pas servi à amender le texte ! "La faute revient au gouvernement qui a fait le choix de la procédure accélérée", explique la députée.

"Si le gouvernement avait fait une procédure normale, nous serions allés jusqu'au bout de l'étude du texte, en commission, puis dans l'hémicycle", poursuit-elle, dénonçant un "passage en force" de l’exécutif.

Europe 1
Par Ariel Guez