Raillé pour avoir décroché un drapeau européen, Florian Philippot défend un "message politique de fond"

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Florian Philippot était l'invité de la matinale d'Europe 1, vendredi. 1:27
Florian Philippot était l'invité de la matinale d'Europe 1, vendredi. © Europe 1
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"Ce drapeau était dans la constitution européenne qui a été rejetée par les Français par référendum", a expliqué le chef de file des Patriotes, vendredi sur Europe 1. 
INTERVIEW

"Je mène des opérations quand elles ont un message politique de fond, ce qui est tout à fait le cas." Deux jours après avoir décroché un drapeau européen dans sa ville de Forbach, le chef de file des Patriotes Florian Philippot a expliqué le sens de son geste au micro d'Audrey Crespo-Mara, vendredi matin sur Europe 1. La vidéo a fait l'objet de moqueries sur les réseaux sociaux, en raison, notamment, du petit nombre de personnes accompagnant Florian Philippot dans cette action - une ou deux seulement.

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"J'ai bien vu les cris d'orfraie de la Macronie, j'ai tout à fait vu que j'étais coupable d'un crime de blasphème à leurs yeux. Ils sont dans une religion, pour eux, l'Union européenne c'est une religion", a d'abord estimé le candidat aux élections européennes à propos de la polémique suscitée par son geste. "Je n'ai pas fait de dégradation publique, il n'y a pas une vis qui a été dévissée. On a eu la preuve que l'oligarchie a son drapeau, c'est celui de l'Union européenne, le peuple a le sien, c'est celui de la France", a poursuivi celui qui a installé un drapeau tricolore à la place de celui de l'UE. 

"Ce drapeau était dans la Constitution européenne"

Pourquoi ce geste ? "Ce drapeau était dans la Constitution européenne qui a été rejetée par les Français par référendum (en 2005, ndlr)", a justifié Florian Philippot. "Les parlementaires se sont assis sur ce vote en faisant passer le traité de Lisbonne". Quant au choix du lieu - le centre des impôts de sa ville -, l'ancien bras droit de Marine Le Pen explique avoir voulu "mettre l'accent sur le fait que l'Union européenne nous pique dix milliards d'euros par an".