Rachida Dati : "Je dis aux Parisiens qu'il est indispensable de sauver Paris"

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Candidate à la mairie de Paris, Rachida Dati assure avoir du "respect" pour Anne Hidalgo. © Europe 1
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Invitée mardi de la matinale d'Europe 1, la candidate LR à la mairie de Paris, Rachida Dati, s'en est vivement pris au bilan de la maire sortante, Anne Hidalgo, dont on la dit toutefois proche.
INTERVIEW

"On se respecte", assure Rachida Dati au micro de Sonia Mabrouk, sur Europe 1, lorsqu’on l’interroge sur sa relation avec Anne Hidalgo, la maire de Paris, mais également son adversaire dans la bataille des municipales. "Certains sont très choqués que l’on puisse se respecter, parce qu’ils manient le combat électoral avec des boules puantes, en attaquant sous la ceinture, ou par l’injure", explique l’ancienne garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy. Une manière de répondre aux rumeurs qui présentent les deux femmes comme des alliés de circonstance dans la mise en place d’un duel droite/gauche dans la capitale face à la menace En marche.

L’actuelle maire du 7ème arrondissement est toutefois peu amène avec le bilan de la socialiste. "Madame Hidalgo est élue de Paris depuis près de 20 ans. Est-ce que la situation des Parisiens s’est améliorée ? Peut-on citer un secteur pour lequel on peut dire 'bravo' ? Aucun ", tacle-t-elle. Et de lâcher : "Les Parisiens sont mobilisés. Je leur dis qu'il est indispensable de sauver Paris."

Les "dénis" d'Anne Hidalgo

"Un projet ne se fait pas sur le déni", estime Rachida Dati, pour qui la politique municipale d’Anne Hidalgo ne prend pas en compte le quotidien des Parisiens. "Madame Hidalgo est dans le déni sur la sécurité. Il y a plusieurs centaines de personnes agressées et cambriolées par jour à Paris. Le déni sur la saleté : il n’y a pas de Parisien qui n’a pas croisé un rat dans sa cage d’escalier, dans une aire de jeu ou dans un parc", énumère la candidate. "Un déni sur la dépossession de l’espace public : nous avons plus de 3.000 migrants aux portes de Paris, sans compter ceux qui squattent les halls d’immeubles. Un déni sur les familles, quand on voit que 12.000 habitants quittent Paris chaque année sous la contrainte. Un déni sur la gouvernance, avec plus de 6,5 milliards de dettes", poursuit encore Rachida Dati.

"Mon projet se fonde sur la réalité", martèle l’ex-députée européenne. "Quand vous présentez un projet, vous le présentez en fonction du terrain, et d’un bilan. Madame Hidalgo est la maire sortante, elle a une vision que je conteste."

 

Europe 1
Par Romain David