Quel avenir politique pour Sarkozy, mis en examen pour "association de malfaiteurs" ?

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Nicolas Sarkozy, mis en examen, pourrait-il faire son retour en politique ? 1:25
Nicolas Sarkozy, mis en examen, pourrait-il faire son retour en politique ? © ERIC PIERMONT / AFP
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Le Parquet national financier a annoncé vendredi que Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour "association de malfaiteurs" dans l'enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle en 2007. Soupçons qu'il tente de balayer, défendu par sa famille politique.
ANALYSE

L'ancien chef de l'État Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour "association de malfaiteurs" dans l'enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle en 2007. Entre ces soupçons et l’affaire Bygmalion, sa réputation commence à être sérieusement entachée. Et il n’a pas mis longtemps à faire part de sa colère. 

"Mon innocence est à nouveau bafouée, l'injustice ne gagnera pas." L’ancien chef de l’Etat martèle son innocence face au "crédit invraisemblable" accordé selon lui par la justice aux "déclarations d’assassins, d’escrocs notoires et de faux témoins", écrit-il dans un communiqué.

"Si Macron tombe à 10%..."

Cette quatrième mise en examen pourrait-elle mettre un terme définitif à la carrière politique de celui qui reste encore et toujours considéré comme un recours à droite ? Depuis quelques semaines, certains au sein de sa famille politique entretiennent l’idée que le candidat LR pour la présidentielle 2022 pourrait s'appeler Nicolas Sarkozy.

"Si Emmanuel Macron tombe à 10%, il ne laissera personne d’autre y aller à sa place", confie l'un d'eux. Les mises en examen ne sont pas considérés comme un obstacle par l'un des amis de l'ex-président : "Tout cela va s’évaporer. Après le mauvais temps, les éclaircies." 

"Les juges ne le lâcheront pas", peste au contraire un député qui ne croit pas à un retour. Quoi qu'il en soit, LR a fait bloc autour de Nicolas Sarkozy, dénonçant un acharnement judiciaire. "Acharnement choquant" pour Christian Jacob, quand Nadine Morano parle de "tentative permanente d’assassinat politique".

Europe 1
Par Aurélie Herbemont, édité par Séverine Mermilliod