Financement libyen : Nicolas Sarkozy mis en examen pour "association de malfaiteurs"

, modifié à
  • A
  • A
Nicolas Sarkozy Libye 2007 1:01
© ERIC PIERMONT / AFP
Partagez sur :
Le Parquet national financier (PNF) a annoncé vendredi que l'ancien chef de l'État, Nicolas Sarkozy, avait été mis en examen pour "association de malfaiteurs" dans l'enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007

L'ancien chef de l'État Nicolas Sarkozy a été mis en examen lundi à l'issue de quatre jours d'audition pour "association de malfaiteurs" dans l'enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle en 2007, a confirmé vendredi le Parquet national financier à l'AFP, après une information de Mediapart.

Sarkozy estime son innocence "bafouée"

Cette nouvelle poursuite, révélée par le site d'information en ligne, est la quatrième dans ce dossier pour l'ancien président de la République, qui s'était dit victime d'un "complot" après les mises en examen prononcées en mars 2018 pour "corruption passive", "recel de détournement de fonds publics" et "financement illégal de campagne".

Dans un post Facebook, l'ancien président de la République fait part de sa plus "grande stupéfaction" et estime que son innocence a été "à nouveau bafouée" : "Les Français doivent savoir que je suis innocent de ce dont on m’accuse en apportant un crédit invraisemblable aux déclarations d’assassins, d’escrocs notoires et de faux témoins. Je sais que la vérité finira par triompher. (…) L’injustice ne gagnera pas." 

Une précédente mise en examen

Le Parquet national financier a signé fin janvier un réquisitoire supplétif élargissant les investigations à des faits d'"association de malfaiteurs", ouvrant la voie à des mises en examen de nouveaux suspects et à une aggravation des poursuites contre les protagonistes déjà impliqués, dont Nicolas Sarkozy.

Le 31 janvier, les magistrats ont mis en examen pour "association de malfaiteurs" l'un des ex-collaborateurs de M. Sarkozy, Thierry Gaubert, soupçonné d'avoir touché des fonds provenant du régime libyen qui auraient pu alimenter la campagne pour la présidentielle de 2007.