Présidentielle : les propositions des candidats sur l'agriculture et l'environnement

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Yannick Jadot, qui veut "réinstaller les agriculteurs dans les campagnes, avec des revenus décents", propose la sortie totale des pesticides à l'horizon 2030 et une TVA à 0% sur les produits bio © AFP/Eric Piermont
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avec AFP , modifié à
Interdiction des pesticides, taxe carbone aux frontières ou encore un "bouclier européen" pour protéger les agriculteurs face à la crise ukrainienne : les candidats à l'Élysée ne manquent pas d'idées pour soutenir l'agriculture et défendre l'environnement. Voici cinq d'entre elles.

Interdiction des pesticides, taxe carbone aux frontières ou encore un "bouclier européen" pour protéger les agriculteurs face à la crise ukrainienne : les candidats à l'Élysée ne manquent pas d'idées pour soutenir l'agriculture et défendre l'environnement. Voici cinq d'entre elles.

Sortie totale des pesticides (Jadot)

Le candidat écologiste Yannick Jadot, qui veut "réinstaller les agriculteurs dans les campagnes, avec des revenus décents", propose la sortie totale des pesticides à l'horizon 2030 et une TVA à 0% sur les produits bio. Pour lui, "l'agriculture biologique doit être au cœur de la politique agricole et l'argent de la PAC (politique agricole commune, ndlr) doit servir à la transition des fermes vers le bio". Il veut aussi interdire les pesticides et engrais de synthèse.

La socialiste Anne Hidalgo veut pour sa part interdire d'usage le glyphosate ou les néonicotinoïdes "dans les 100 premiers jours" de son quinquennat.

Un "bouclier européen" (Pécresse)

La candidate LR Valérie Pécresse, qui promet de "bâcher l'agribashing et restaurer l'agrifierté", est préoccupée par les répercussions de l'invasion de l'Ukraine sur les agriculteurs français. Elle appelle l'Union européenne à mettre en place "un bouclier pour protéger les agriculteurs contre les conséquences de cette crise qui va renchérir à la fois le gaz et un certain nombre de produits de première nécessité pour nos agriculteurs", dont elle promet de baisser la taxation foncière des propriétés non bâties ainsi que les cotisations retraites.

Taxe carbone aux frontières (Zemmour)

Comme nombre d'autres candidats, de gauche comme de droite, le polémiste d'extrême droite Éric Zemmour veut "une taxe carbone aux frontières européennes". Cette mesure permettrait de protéger la production agricole française face à la concurrence de produits qui ne sont pas soumis aux mêmes normes de production. Sur ce sujet, ses positions ne sont pas très éloignées de celles du président Emmanuel Macron, qui n'a pas encore formalisé sa candidature à l'Élysée, mais qui souhaite accélérer l'établissement d'un "mécanisme d'ajustement carbone aux frontières" de l'UE, dont il assure la présidence au cours de ce premier semestre.

Priorité aux jeunes (Hidalgo)

Si elle élue présidente le 24 avril, la candidate PS Anne Hidalgo, dont l'objectif est "d'atteindre 30% de la surface agricole utile en agriculture biologique en 2030", donnera "la priorité absolue à une politique d'installation des jeunes agriculteurs, de lutte contre l'accaparement des terres et l'artificialisation des sols". Elle veut faire adopter par le Parlement "une loi de régulation, de partage et de protection du foncier agricole, et un plan décennal de renouvellement des générations".

Une loi agricole (Roussel)

Le communiste Fabien Roussel veut "une loi d'orientation et de programmation agricole" pour "garantir des prix de base rémunérateurs du travail paysan" et contenir "les prix des produits industriels nécessaires à la production". Il entend ainsi "lancer un programme de moyen terme d'installation de jeunes paysans".

Et aussi... des allègements de dette et des circuits courts

À gauche, Christiane Taubira propose de mettre en place un dispositif pour alléger les dettes des agriculteurs bio. Quant à la candidate du RN Marine Le Pen, elle prône le "localisme" et les "circuits courts", par opposition au "globalisme".