Pour l'exécutif, le casse-tête d'une gestion territorialisée du Covid

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Jean Castex demande aux autorités de 20 départements de renforcer les mesures de protection contre le Covid-19 sur leur territoire. 1:29
Jean Castex demande aux autorités de 20 départements de renforcer les mesures de protection contre le Covid-19 sur leur territoire. © Anne-Christine POUJOULAT / AFP
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La gestion au cas par cas, selon la situation de chaque territoire, de l'épidémie de Covid-19 oblige le gouvernement à jongler entre différents cas de figure : les zones reconfinées le week-end, celles sous surveillance ou encore celles qui réclament un allègement des restrictions. Pour plusieurs responsables gouvernementaux, l'exercice atteint ses limites.
ANALYSE

Les subtilités de la territorialisation de la gestion du Covid-19 sont en train de tourner au casse-tête pour l’exécutif. Le gouvernement se retrouve à gérer trois situations différentes sur le territoire. Il y a les deux zones en confinement le week-end : Nice et une partie du littoral azuréen, ainsi que l’agglomération de Dunkerque. Mais il y a aussi les 20 départements sous surveillance où Jean Castex demande aux autorités de renforcer les mesures de respect, notamment du couvre-feu et du télétravail. Le Premier ministre voudrait aussi y accentuer les efforts sur les vaccins et les tests salivaires.

Il y a également ces zones qui, pour l’heure, sont en dehors de la côte d’alerte et qui aimeraient pouvoir souffler un peu. Mais quand on échange avec le Premier ministre ou ses équipes, on comprend qu’il ne sera pas possible de créer une quatrième catégorie, celle des départements où les mesures de restriction seraient levées ou du moins allégées.

"C’est presque plus facile quand tout le pays est confiné"

Plusieurs ministres confirment : il est impossible d’envoyer un tel signal, qui laisserait penser qu’un relâchement est possible alors même que les variants du Covid-19 se diffusent de plus en plus. "C’est presque plus facile quand tout le pays est confiné", sourit un conseiller. On l’a compris, c’est un numéro d’équilibriste sanitaire, administratif mais aussi politique, auquel se livre actuellement le gouvernement. Reste à savoir combien de temps il parviendra à jongler entre ces différents cas de figure.

Europe 1
Par Jean-Rémi Baudot