Pour Julien Dray, "il y a eu des yeux tendres", à gauche, à l'égard de Tariq Ramadan

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Citant notamment Edwy Plenel, le socialiste a jugé qu'une "partie de la gauche" avait commis en faute en dialoguant avec l'islamologue, "pointe avancée d'une forme de radicalisation". 

"La pensée de Tariq Ramadan reste intacte". La phrase a été prononcée par le président des Musulmans de France (ex-UOIF), réunis en salon ce week-end au Bourget. Interrogé à ce sujet, dimanche dans le Grand rendez-vous Europe 1/Les Echos/CNews, le socialiste Julien Dray a vivement critiqué cette position, jugeant d'abord que l'UOIF avait toujours eu "un double langage". "Beaucoup de politiques qui ont du mal à comprendre ce qui est en train de se passer (à propos de l'islam, ndlr), ils cherchent un interlocuteur et l'UOIF est là. Mais c'est très difficile de travailler avec eux."

"Une forme de radicalisation" chez Ramadan. Mais surtout, le conseiller régional dénonce les positions de Tariq Ramadan, aujourd'hui mis en examen pour viols et incarcéré. "Je n'ai jamais eu d'illusions sur qui il était. Je continue de penser que cet homme est un imposteur par rapport à la doctrine de l'islam, il est la pointe avancée d'une forme de radicalisation qu'il faut combattre", a estimé le conseiller régional d'Ile-de-France.

Les "yeux de Chimène" d'Edwy Plenel. "Il y a eu, et c'est une faute d'une partie de la gauche, des yeux tendre et des yeux de Chimène", à l'égard de Tariq Ramadan, ajoute Julien Dray. "Je pense notamment à Edwy Plenel pour ne pas le citer", glisse-t-il, dénonçant une vision "manichéenne". "Il y a les bons et les méchants et dans le camp des bons, on est peu regardants sur la qualité des bons..."

Europe 1
Par M.L