Denormandie : après la crise, "la priorité des priorités est de lutter contre les inégalités sociales"

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Julien Denormandie a salué sur Europe 1 la capacité d'adaptation du système hospitalier français pendant la crise. 7:38
Julien Denormandie a salué sur Europe 1 la capacité d'adaptation du système hospitalier français pendant la crise. © Europe 1
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Invité du Grand Rendez-vous sur Europe 1, Julien Denormandie, le ministre chargé de la Ville et du Logement, a estimé que la capacité de réaction de l'Etat et des Français face à la crise déclenchée par le Covid-19 montrait que le pays était capable de se réformer rapidement et en profondeur.
INTERVIEW

"La crise nous a montré que les inégalités sociales perdurent", a reconnu dimanche, au micro du Grand Rendez-vous sur Europe 1, Julien Denormandie, le ministre chargé de la Ville et du Logement. Pour ce responsable gouvernemental, l’épidémie déclenchée par le nouveau coronavirus en France a révélé de fortes disparités territoriales, mais aussi de classe. "Quand vous voyez ce qui se passe dans un certain nombre de quartiers, de territoires très ruraux ou en terme de niveau de salaire dans les hôpitaux pour les infirmières et les infirmiers...", énumère-t-il.

"La priorité des priorités, c’est de lutter contre ces inégalités", estime Julien Denormandie, qui salue également la souplesse dont a fait preuve la machine étatique pour s’adapter aux contraintes de la crise sanitaire ces derniers mois. "Pendant cette période, on a réussi à faire en quelques semaines ce qui prenait des mois avant", relève-t-il. Pour lui, cette capacité de réaction doit venir nourrir les prochaines reformes, notamment celle du système de santé.

Revaloriser au plus vite les personnels soignants

"Le soignants ont été mis a rude épreuve. L’hôpital a tenu. Dans quel pays a-t-on pu multiplier par trois les lits de réanimation ? Dans quel pays un système assurantiel a permis de prendre en charge par l’Etat 100% de ces soins ?", salue Julien Denormandie.

Et pourtant, les personnels soignants continuent de se mobiliser pour obtenir une revalorisation de leurs conditions de travail. "Vous avez un système hospitalier dont les rémunérations sont bien trop faibles, avec des infirmières qui sont parmi les moins bien payées de la zone euros", concède le ministre. "Est-ce acceptable ? À évidence non. Fat-il agir vite ? À évidence oui !", martèle-t-il alors que le ministre de la Santé, Olivier Véran, vient de promettre dans les colonnes du Journal du Dimancheune augmentation des salaires et un assouplissement des 35 heures à l'hôpital.

Europe 1
Par Romain David