Pour Jean-Luc Mélenchon, la "suite du combat" sera difficile mais LFI "ne cédera pas"

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Jean-Luc Mélenchon a pris la parole plus de deux semaines après l'échec de sa formation politique aux européennes.
Jean-Luc Mélenchon a pris la parole plus de deux semaines après l'échec de sa formation politique aux européennes. © Alain JOCARD / AFP
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Le chef de file des Insoumis, dont la parole était très attendue après l'échec de son parti aux européennes, a admis que "le rapport de force était lourdement défavorable" au début de l'acte II du quinquennat.

Le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon a admis mercredi que la "suite du combat" s'annonçait "dans des conditions très dures" pour son parti après l'échec des européennes. Dans le même temps, il a affirmé que LFI ne céderait pas pour l'acte II du quinquennat.

Mélenchon "conscient de la difficulté"

"Compte tenu de notre résultat électoral, je suis parfaitement conscient de la difficulté de notre situation, pour mener le combat", a affirmé depuis la tribune de l'Assemblée Jean-Luc Mélenchon, confirmant un désaccord "global" avec la politique du gouvernement, après le deuxième discours de politique générale d'Édouard Philippe.

 

La parole du responsable Insoumis était attendue depuis le soir des élections européennes marquées par l'échec de son parti, avec 6,31% des voix. "Le rapport de force est lourdement défavorable" et "la suite du combat s'annonce donc pour nous dans des conditions très dures, nous les assumons. Mais n'allez pas croire pour autant que tout vous soit permis de ce seul fait", a ajouté le député des Bouches-du-Rhône. 

Selon lui, Philippe n'est "guère encouragé à la lucidité"

Pour Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe n'est "guère encouragé à la lucidité", car "dans notre pays pour une certaine presse quand les opposants ne gagnent pas une élection ils devraient démissionner". Rappelant avoir fait de l'élection européenne "un référendum" contre le pouvoir et la politique du gouvernement, il a lancé au chef du gouvernement : "Vous l'avez perdu !".

"Et pourtant vous voulez faire comme si de rien n'était. Vous pensez gouverner contre tout le monde avec 20% des suffrages exprimés et 10% des inscrits. Et cela pour continuer à tout détruire (...). Dès lors toute votre politique est un passage en force contre le pays", a-t-il lancé. "Ne m'objectez pas notre faiblesse actuelle! Une seule conscience peut protester contre tout", a poursuivi Jean-Luc Mélenchon.