Pour Emmanuel Macron, il faut apporter "une réponse claire" aux "classes moyennes et laborieuses"

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Emmanuel Macron Bruxelles 1280
Le chef de l'État assistait dimanche à un Conseil européen extraordinaire pour entériner le Brexit. © Philippe LOPEZ / AFP
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Interrogé dimanche sur un possible parallèle entre le Brexit et le mouvement des "gilets jaunes", Emmanuel Macron a préféré balayer les amalgames.

Emmanuel Macron a appelé dimanche à "apporter une réponse économique, sociale, mais aussi culturelle et de sens" à "nos classes moyennes et à nos classes laborieuses", afin de bâtir "un projet politique", au lendemain d'une mobilisation des "gilets jaunes".

"Il n'y a pas de projet de société et il n'y a pas de projet politique - au niveau national et européen - si nous n'apportons pas une réponse claire à nos classes moyennes et à nos classes laborieuses", a expliqué le chef de l'État en marge d'un Conseil européen extraordinaire qui entérinait le Brexit, "ce qui veut dire une réponse économique, sociale, mais aussi culturelle et de sens".

Pas de comparaison. Interrogé sur des parallèles entre le vote pour le Brexit, qui a eu un fort écho auprès des classes populaires au Royaume-Uni, et les "gilets jaunes", qui manifestaient samedi à Paris pour réclamer la suppression de la hausse des taxes sur les carburants, Emmanuel Macron a estimé ne pas "penser qu'on puisse comparer la situation de tous nos pays".

"Le Brexit a dit beaucoup des divisions, des positions très différentes entre la City et le reste du Royaume-Uni, entre les jeunes et les plus âgés", a-t-il considéré. "Ce que cela montre, c'est que dans toutes nos démocraties, il est clair que notre devoir est de réussir à redonner aux classes populaires et aux classes moyennes des perspectives, une capacité à construire le progrès", a ajouté le chef de l'État.

 

Pas de clivage ville/campagne. Emmanuel Macron a par ailleurs contesté l'opposition entre les villes et les campagnes, un clivage régulièrement mis en avant par les "gilets jaunes": "Si je prends l'exemple de notre pays, la situation est aussi très difficile dans certains quartiers des grandes villes", a-t-il notamment fait valoir. "il y a ceux qui réussissent dans cette mondialisation et ceux pour qui le progrès n'est plus accessible", a-t-il ajouté.