PMA : Guillaume Chiche renonce à déposer sa proposition de loi

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Guillaume Chiche (LREM) a renoncé jeudi à déposer une proposition de loi sur la procréation médicalement assistée. © AFP
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Le dépôt de la proposition de loi de Guillaume Chiche, prévoyant d'ouvrir la PMA aux femmes célibataires et aux couples de femmes, une promesse de campagne d'Emmanuel Macron source de tension jusque dans la majorité, était attendu jeudi. 

Le député Guillaume Chiche (LREM) a renoncé jeudi à déposer une proposition de loi sur la procréation médicalement assistée (PMA), s'en remettant au choix du gouvernement et de son groupe de passer par un projet de loi présenté avant la fin de l'année. Dans un communiqué, l'élu des Deux-Sèvres a indiqué renoncer à déposer sa "proposition de loi" parce que "le véhicule législatif retenu" par le gouvernement et la majorité était le "projet de loi".

Le dépôt de la proposition était attendu jeudi. Le dépôt de la proposition de loi de Guillaume Chiche, prévoyant d'ouvrir la PMA aux femmes célibataires et aux couples de femmes, une promesse de campagne d'Emmanuel Macron source de tension jusque dans la majorité, était attendu jeudi. Mais mercredi, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a réaffirmé que ce sujet serait traité dans le cadre d'un projet de loi sur la bioéthique présenté avant la fin de l'année, et débattu au Parlement en 2019. Il avait plaidé qu'"il ne faut pas confondre vitesse et précipitation".

Dans son communiqué, Guillaume Chiche note aussi que le patron du groupe LREM Richard Ferrand a "expliqué ne pas souhaiter faire inscrire à l'ordre du jour" une proposition de loi sur le sujet. Il relève que sa proposition "a conduit à une garantie explicite du porte-parole du gouvernement sur le fait que l'accès à la PMA pour toutes les femmes ferait l'objet d'un texte" avant fin 2018 et ajoute qu'il s'engagera "avec détermination" dans la préparation du projet de loi bioéthique.

Castaner récuse tout "couac". Un peu plus tôt, sur CNews, le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement Christophe Castaner avait récusé tout "couac" sur ce sujet sensible. "Chacun a une liberté d'opinion et ce député, Guillaume Chiche (...) a voulu porter cela sous la forme d'une proposition de loi - je ne crois pas qu'il la dépose", avait-il ajouté, plaidant pour "une approche globale sur les questions de bioéthique".