Pierre Person, numéro deux de La République en marche, quitte la direction du parti

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Pierre Person LREM
Pierre Person, ici en 2017, claque la porte de la direction du parti dont il était délégué général adjoint. © Thomas Samson / AFP
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Délégué général adjoint de La République en marche depuis deux ans, Pierre Person a décidé de démissionner de ses fonctions au sein du parti présidentiel. Un mouvement qui, d'après lui, "ne permet ni de mener le rassemblement, ni de produire des idées neuves" en vue de la prochaine élection présidentielle.

"Pour donner un nouveau souffle au parti, je fais le choix de démissionner de mes fonctions à la direction de La République en marche" : dans une interview au Monde, lundi matin, le secrétaire général du parti centriste, Pierre Person, annonce qu'il quitte le parti fondé en 2016 par Emmanuel Macron et dont il était le numéro deux. Le député de Paris y épingle le fonctionnement et la dynamique du mouvement présidentiel, incapable selon lui de se renouveler depuis 2017.

Un "électrochoc" qui vise Guerini

Les griefs portés par Pierre Person sur LREM sont multiples : d'après lui, le parti n'est pas "en mesure d'affronter cette nouvelle étape du quinquennat" que constitue la crise protéiforme du coronavirus. "Il ne permet ni de faire vivre nos différentes sensibilités, ni de mener le rassemblement, ni de produire des idées neuves. Cela doit le redevenir", insiste-t-il.

Le député de Paris quitte donc le parti dirigé par Stanislas Guerini pour "créer un électrochoc" et invite "tous ceux qui veulent bâtir les succès de demain à quitter eux aussi leurs fonctions à la tête du parti pour écrire une nouvelle page". Car la direction actuelle ne permettrait pas, selon les mots du parlementaire de 31 ans, d'affronter les prochains rendez-vous électoraux, notamment la présidentielle de 2022. "En devenant comme les anciennes formations politiques, il risque tout simplement de disparaître", prévient-il.

Soutien de Macron en 2022

Les désaccords qui poussent Pierre Person à claquer la porte de la direction de LREM semblent également idéologiques : "Le dépassement, ce n’est pas l’effacement. La promesse originelle était de dépasser les clivages, pas d’effacer nos différences", dénonce le député parisien à propos d'"une synthèse molle". Soutiendrait-il pour autant le chef de l'État s'il se représente en 2022 ? "Évidemment", répond celui qui "redevient un militant parmi les militants". "Je serai à ses côtés pour tous ses combats. Mon départ vise justement à susciter une nouvelle dynamique. Le président a besoin d’un parti fort pour 2022."