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Nouvelle-Calédonie : le blocage persiste autour de l’accord de Bougival

L’accord de Bougival a été signé le 12 juillet 2025. [Delphine Mayeur / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Emmanuel Macron réunit ce vendredi à Paris les forces politiques calédoniennes dans l'espoir de débloquer l'accord de Bougival sur l'avenir institutionnel de l'archipel, six mois après sa signature et alors que le principal mouvement indépendantiste, le FLNKS, boycotte la rencontre.

Nouvelle tentative de déblocage sur le dossier de la Nouvelle-Calédonie. Six mois après l’accord de Bougival, signé le 12 juillet dernier, Emmanuel Macron reçoit ce vendredi à l’Élysée les représentants politiques néo-calédoniens.

Objectif : relancer des discussions à l’arrêt et tenter de stabiliser les institutions de l’archipel, fragilisées par les violences de 2024 et une crise économique profonde. Mais cette rencontre se tiendra sans le FLNKS. Alors, où en est réellement l’accord de Bougival et qu’est-ce qui bloque aujourd’hui concrètement ?

"Techniquement impossible"

Le point de blocage, c’est le FLNKS. La principale organisation indépendantiste n’approuve pas l’accord de Bougival et refuse de venir à l’Élysée. Pour Emmanuel Macron, une résolution des problèmes institutionnels de l’archipel s’éloigne.

Jean-Jacques Brot, ancien haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, voit tout de même dans ce rendez-vous un progrès. "Il faudrait être vraiment dans l’illusion de croire à mon sens qu’on va déboucher sur quelque chose de durable et de concret. C’est techniquement impossible. Alors qu’il manque un parti qui, malgré tout, a une importance politique considérable dans les institutions calédoniennes actuellement, ce serait une illusion", estime-t-il.

Alors, l’objectif du chef de l’État n’est pas de renégocier l’accord de Bougival, mais de le clarifier, via un document complémentaire attendu d’ici lundi. Un objectif pour le moins délicat, alors qu’en toile de fond se profilent des élections provinciales au mois de juin. Et sans avancée majeure, près de 40.000 Calédoniens pourraient de nouveau être exclus du scrutin, faute de dégel du corps électoral.