Nouveau gouvernement italien : Nicolas Dupont-Aignan "souhaite que leur politique fonctionne"

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L'Italie est finalement parvenue à mettre à sa tête un gouvernement populiste, aux ambitions déjà controversées. Mais pour Nicolas Dupont-Aignan, le projet politique de Giuseppe Conte est tout à fait séduisant.
INTERVIEW

Ce qui se passe en Italie est, à quelques détails près, ce que Nicolas Dupont-Aignan voudrait voir en France. Après plusieurs mois de tractations et de multiples rebondissements, La Ligue (droite souverainiste) et le Mouvement cinq étoiles ("anti-système") ont enfin trouvé un accord. Le nouveau gouvernement de Giuseppe Conte a prêté serment vendredi. "Je suis heureux pour l'Italie qu'enfin un gouvernement qui représente le peuple puisse remettre en cause cette dérive autocratique de l'Union européenne, cette mauvaise politique", a fait savoir le chef de Debout la France, dans la Matinale d'Europe 1 lundi.

"Il faut les voir à l'épreuve". "Les Italiens ont beaucoup souffert", avance Nicolas Dupont-Aignan, citant tour à tour la crise économique et "le flux migratoire incessant". Le nouveau gouvernement populiste italien a notamment fait la promesse d'expulser un demi-million de clandestins au cours de son mandat. "Comme toujours, quand l'Union européenne ne marche pas, les peuples se rebellent", a soutenu Nicolas Dupont-Aignan, réjoui. "Maintenant, il faut les voir à l'épreuve. Mais je souhaite que leur politique fonctionne".

"Il y a un équilibre à trouver". Le leader de Debout la France est visiblement séduit par les mesures économiques que veut mettre en place le gouvernement de Giuseppe Conte, à commencer par une baisse massive des impôts. "Qu'on arrête de donner l'argent aux plus riches et qu'on comprenne que si on veut de la consommation et de l'emploi, il faut relancer l'économie. Il ne faut pas le faire de manière désordonnée", prévient-il. "En France, Emmanuel Macron a pris 10 milliards dans la poche des classes moyennes et populaires, pour les donner à 3.000 familles. Il y a un équilibre à trouver. Je dis aux Italiens de faire attention, de ne pas en faire trop. Mais de grâce, est-ce qu'un jour on peut baisser la pression fiscale, les taxes, relancer l'économie ?", plaide-t-il.

"Dépenser mieux". Quitte à fait exploser la dette ? "La dette et les déficits, il faut les maîtriser. Mais la dette sera maîtrisée si l'on relocalise l'emploi, si l'on cesse les flux migratoires et leurs dépenses considérables. Il y a beaucoup d'argent dans nos pays qui sont gaspillés", poursuit-il. "Il ne s'agit pas de dépenser plus, mais peut-être de dépenser mieux".

Europe 1
Par Anaïs Huet