N-Calédonie : un parti indépendantiste prône la "non participation" au référendum

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© THEO ROUBY / AFP
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Ce référendum intervient à l'issue d'un processus de décolonisation par étapes entamé en Nouvelle-Calédonie en 1998, lors de la signature de l'accord de Nouméa.

Le parti Travailliste de Nouvelle-Calédonie a décidé samedi lors d'un congrès extraordinaire d'un mot d'ordre de "non participation massive" au référendum sur l'indépendance du 4 novembre, dénonçant "une farce électorale". 

"Tous les comités communaux, à l'unanimité, ont souhaité qu'il n'y ait pas de participation du parti Travailliste (PT) au prochain référendum", a déclaré à la presse Louis-Kotra Uregei, président de ce parti indépendantiste minoritaire, proche de l'extrême gauche (2 élus sur 54 au Congrès de l'archipel, NDLR).

"Tout à été fait pour que le peuple concerné soit de plus en plus large". "C'est tout sauf un référendum d'autodétermination et il n'est pas question pour nous, représentant le peuple colonisé, de nous associer à une farce électorale", a-t-il également déclaré, déplorant "qu'il y ait autant de non Kanak que de Kanak" qui puissent voter à ce scrutin. Selon lui, bien que l'accès au corps électoral référendaire soit soumis à des restrictions, "tout à été fait pour que le peuple concerné soit de plus en plus large", ce qui a "dénaturé le sens du référendum".

"Le 4 novembre, nos militants iront à la pêche ou joueront aux boules". Le leader du PT, ancien syndicaliste, a également mis en cause "la majorité non indépendantiste qui n'a jamais respecté le peuple kanak", qui est de "plus en plus largué dans cette société".  Louis-Kotra Uregei a cependant refusé d'utiliser le terme "boycott", soulignant que "dans l'esprit de tous ici cela veut dire boycott actif". Ce mot d'ordre avait été donné lors d'élections territoriales en novembre 1984, point de départ de plusieurs années de violences meurtrières entre Kanak et caldoches loyalistes.  "Le 4 novembre, nos militants iront à la pêche ou joueront aux boules, mais on ne partcipera pas à ce simulacre de référendum", a-t-il asséné, annonçant une "campagne de terrain" jusqu'au 4 novembre.