Mélenchon : "Les socialistes qui en ont par-dessus la tête du vaisseau fantôme ont maintenant un lieu d’atterrissage"

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Le leader de la France insoumise tend la main à Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann en vue des Européennes. Et espère que ces départs du PS ne seront pas les seuls.
INTERVIEW

Emmanuel Maurel annonçait vendredi sa décision de quitter le Parti socialiste, en emmenant avec lui une partie substantielle de l'aile gauche du parti pour se rapprocher de La France insoumise. "Je n'annonce pas un départ mais une scission", avait lancé le député européen. Le lendemain, il était suivi par la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, pour qui le PS est devenu "un canard sans tête". Une bonne nouvelle pour Jean-Luc Mélenchon ?

"C’est la fin d’un cycle de 40 ans". "Le Parti socialiste, qui n’a plus d’adresse, n’a plus non plus d’aile gauche", s’est réjoui le patron de la France insoumise lors du "Grand rendez-vous" d’Europe 1, dimanche. "C’est la fin d’un cycle de 40 ans. Pour autant, la suite ne se construira pas sans la culture socialiste et sans la culture communiste. Il nous revient à nous, La France insoumise, de créer un label commun pour fédérer le peuple. Tout le monde peut trouver sa place facilement. Ce sera facile pour eux de trouver leur place, si bien sûr ils respectent le cadre".

"Il ne suffit pas de quitter le PS pour arriver à la France insoumise". Trouver leur place… sur la liste des Insoumis aux élections européennes, par exemple ? "Pourquoi pas ? Il reste 14 ou 15 places à pourvoir. C’est la commission électorale qui décide de ces choses-là. Les militants le comprendraient", répond Jean-Luc Mélenchon, en revanche un peu moins emballé à l’idée d’accueillir Julien Dray, qui a lui aussi claqué la porte du PS : "nous ne sommes pas la mer des sargasses ! Il ne suffit pas de quitter le PS pour arriver à la France insoumise. Je ne le dis pas méchamment à l’égard de Julien Dray, qui est un garçon que je connais bien, à l’humeur changeante, et qui a le passé d’un homme qui a collé très près à François Hollande, qui représente pour nous le maximum de ce qu’on peut faire en dévastation politique".

Et l’ancien sénateur socialiste de conclure : "tous les socialistes qui en ont par-dessus la tête du vaisseau fantôme ont maintenant un lieu d’atterrissage". Le message est passé.