Marie-Noëlle Lienemann quitte le PS, devenu "un canard sans tête"

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Marie-Noëlle Lieneman crédit :  JACQUES DEMARTHON / AFP - 1280
La sénatrice Marie-Noëlle Lieneman quitte le Parti socialiste pour fonder un nouveau parti pour construire une "alternative à gauche" © JACQUES DEMARTHON / AFP
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L'ancienne députée européenne Marie-Noëlle Lienemann, qui incarnait l'aile gauche du parti, annonce samedi qu'elle quitte le Parti socialiste pour fonder un nouveau parti, "un nouveau Front populaire".

La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann quitte le Parti socialiste, devenu selon elle "un canard sans tête", pour un nouveau parti qui sera lancé en 2019, a-t-elle annoncé dans un entretien au Journal du Dimanche publié samedi.

"Un canard sans tête". L'ancienne députée européenne dit ne pas envisager que l'élection européenne de mai puisse faire rebondir le PS. "Olivier Faure n'en prend pas le chemin. Le PS est devenu un canard sans tête", estime-t-elle. Figure de l'aile gauche du PS, Marie-Noëlle Lienemann, animait le courant L'Union et l'espoir avec le député européen Emmanuel Maurel, qui a également annoncé son départ du parti vendredi.

Un "nouveau Front populaire". Les deux anciens socialistes vont "créer un nouveau parti qui fera vivre la flamme du socialisme historique plutôt que d'être le gardien des cendres", formation à laquelle ils travaillent avec le Mouvement républicain et citoyen (MRC). Les deux élus comptent "participer à une dynamique de convergences avec la France insoumise, à un nouveau Front populaire", précise-t-elle. 

"Jean-Luc Mélenchon a dit que la France insoumise était disponible pour rediscuter du programme. Faisons-le !", ajoute l'ancienne élue de l'Essonne, qui animait la Gauche socialiste avec Julien Dray et Jean-Luc Mélenchon au début des années 1990. "Ce n'est pas un regroupement d'appareil mais une dynamique plus large ; bien sûr, Yannick Jadot, Benoît Hamon y ont toute leur place", ajoute-t-elle."

"Il faut construire une alternative à gauche". Marie-Noëlle Lienemann affirme qu'Emmanuel Macron "mène une politique de droite" et que "l'extrême droite est à nos portes. Il faut construire une alternative à gauche". L'ancienne ministre du Logement rappelle qu'en 1972, le programme commun avec le PCF, "loin d'avoir fait disparaître le socialisme (...) a permis de conquérir ensemble le pouvoir en 1981."