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Justin Morin et R.Da.
La résurrection annoncée de la Fondation pour les œuvres de l'islam, créée en 2005, devrait permettre de clarifier la question du financement de l'islam en France.

Les récents attentats imposent une vigilance particulière, mais aussi des arbitrages sur les positions défendues par les uns et les autres. Le chef de l'État a répondu mardi soir à son Premier ministre qui se disait favorable à un financement public des mosquées. Ce sera non, a tranché le président de la République, pour qui il est hors de question de remettre en cause la loi de séparation de l'Eglise et de l'État, et donc le modèle de laïcité à la française.

Une vieille idée remise au goût du jour. L'idée, il faut le dire, n'était pas très populaire auprès de l'opposition ou de la gauche laïque ; en revanche, celle de réactiver la Fondation des œuvres de l'islam de France pourrait faire consensus. Créée par Dominique de Villepin en 2005, cette Fondation, supposée organiser le financement et l’entretien des lieux de culte, n'a jamais fonctionné.

Travailler ensemble. "Ce qui était impossible il y a quelques années devient indispensable aujourd’hui. Ce qui se passe, la montée de l’islamophobie, le terrorisme et la situation sociale de la France, va obliger des gens qui n’avait pas envie de travailler ensemble à se remettre autour d’une table dans l’intérêt général", explique au micro d’Europe 1 Nathalie Goulet, sénatrice UDI de l'Orne et rapporteuse d'une mission sur le financement de l'islam en Juillet. "Si ça fonctionne comme ça doit fonctionner, la Fondation pour les œuvres de l’islam de France recevra tous les financements destinés à la construction des mosquées, à la formation des imams et à leur rémunération, c’est très important pour la transparence des financements, c’est tout à fait essentiel."

L'ancien ministre de l'Intérieur, Jean-Pierre Chevènement, qui avait contribué à la mise en place du Conseil français du culte musulman (CFCM), pourrait être placé à la tête de cette Fondation.