Macron d'accord pour diviser par deux le prix du permis de chasse

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Les chasseurs réclamaient de longue date cette baisse du prix du permis national. Image d'illustration.
Les chasseurs réclamaient de longue date cette baisse du prix du permis national. Image d'illustration. © JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
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Le président de la République recevait lundi à l'Elysée le président de la Fédération nationale de la chasse. 

Le prix du permis national de chasse sera bien divisé par deux, comme le réclamaient les chasseurs, a indiqué l'Élysée lundi, précisant les contours d'une plus vaste réforme de la chasse qui inquiète les défenseurs de l'environnement.

A l'occasion de la deuxième réunion à haut niveau sur la chasse en six mois, Emmanuel Macron, qui a plusieurs fois exprimé son soutien à la pratique de la chasse, a donné son accord à la baisse du permis national de 400 à 200 euros, selon la Fédération nationale de la chasse (FNC) et l'Élysée. La réunion avec le président de la FNC Willy Schraen a duré plus de deux heures en présence du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot et de son secrétaire d'Etat Sébastien Lecornu, en charge du dossier.

 

Seulement 10% des chasseurs le possèdent. Le permis national, contrairement au permis départemental, permet de chasser sur tout le territoire. Il n'est possédé que par environ 10% des quelque 1,2 million de Français qui pratiquent la chasse chaque année, selon la FNC. 

Cette baisse n'est pas une surprise dans la mesure où le président avait déjà donné en février son feu vert à une réflexion sur le sujet. Le gouvernement avait ensuite annoncé en mai qu'il préparait une réforme de la chasse comprenant une baisse du prix du permis.

Les associations inquiètes. L'exécutif compte aussi mener une "gestion adaptative des espèces" chassables pour adapter les pratiques et les prélèvements autorisés à l'état réel de conservation des espèces. Lors de la réunion, la liste de six premières espèces qui seront concernées d'ici la fin de l'année par cette "gestion adaptative" a été annoncée, notamment les oies cendrées, les courlis cendrés et les grands tétras, selon l'Elysée.

En février, le chef de l'État avait pris l'engagement d'étendre les dates de chasse de l'oie cendrée en 2019 et Nicolas Hulot a lancé en août une concertation sur les quotas de chasse de plusieurs espèces. "Nous allons respecter parfaitement les demandes de quotas", a assuré le patron de la FNC.

La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) s'est inquiétée de ces projets et dénoncé le "piégeage cruel de centaines de milliers d'oiseaux en France". Son président, Allain Bougrain-Dubourg, a regretté lundi sur BFMTV qu'"en France, on chasse 64 espèces différentes d'oiseaux" alors que, dans "le reste de l'Europe, c'est 14 espèces". "Et sur les 64 espèces, il y en a 20 qui sont sur la liste rouge de l'Union internationale de conservation de la nature", a-t-il ajouté, en citant l'alouette des bois.