La région Paca vote l'ouverture de trains régionaux à la concurrence

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TER (2000x1000) AFP
15.000 trains Transport express régional (TER) circulent chaque jour en France © DAMIEN MEYER / AFP
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La région Provence-Alpes-Côte-d'Azur a voté vendredi une "procédure de délégation de service public" d'une partie de ses TER, c'est-à-dire une ouverture de ses trains à la concurrence.

La région Provence-Alpes-Côte-d'Azur (Paca), qui veut être la première de France à ouvrir ses trains à la concurrence, est entrée dans le concret vendredi. La région a voté une "procédure de délégation de service public" d'une partie de ses TER. Début 2020, la région compte lancer les appels d'offres pour deux lots de liaisons, Marseille-Toulon-Nice d'une part, et les lignes autour de Nice d'autre part, a précisé en séance plénière le président LR de l'exécutif régional, Renaud Muselier.

"On va avoir des prix 'canonissimes'" proposés par les opérateurs publics ou privés, français ou étrangers, qui répondront à ces appels d'offres, a-t-il affirmé : "On va avoir les trains à l'heure, on va avoir des rabais, avec une qualité de service ! Je vous le parie aujourd'hui !". Renaud Muselier a détaillé la suite du calendrier : le choix de l'opérateur retenu pour chaque lot en juin 2021, le démarrage de l'exploitation l'année suivante sur Marseille-Nice et en 2024 autour de Nice. Huit opérateurs, dont deux français, ont déjà fait part de leur intérêt pour les lots ouverts par la région, a-t-il précisé.

Après Paca, les régions Grand Est et Hauts-de-France vont suivre

Paca entend être la première région à ouvrir ses trains à la concurrence, comme le permet le droit européen, en profitant d'une loi de 2018 qui supprime progressivement le monopole de la SNCF dans les transports ferroviaires régionaux. La mise en concurrence est possible à partir de décembre 2019, obligatoire quatre ans plus tard.

Deux autres régions devraient suivre Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Grand Est et les Hauts-de-France, suivis un peu plus tard par les Pays de la Loire.

Europe 1
Par Europe 1 avec AFP