Jean-Michel Blanquer : "Le mot ensauvagement n'est pas mon préféré, je le trouve flou"

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Jean-Michel Blanquer n'utilise pas le terme ensauvagement. 2:13
Jean-Michel Blanquer n'utilise pas le terme ensauvagement. © Europe 1
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Vendredi, sur Europe 1, Jean-Michel Blanquer a donné son sentiment sur le terme "ensauvagement", dont l'emploi divise l'exécutif. "Ce n'est pas mon préféré, je le trouve flou", a répondu le ministre de l'Éducation nationale. 
INTERVIEW

Peut-on parler d'ensauvagement de la société ? L'emploi du terme, longtemps limité à l'extrême droite, mais désormais en vogue dans une partie de la droite et repris par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, continue de diviser l'exécutif. Alors que le Premier ministre Jean-Castex a demandé à ses ministres de "fermer le ban" pour éteindre la polémique, le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a à son tour donné sa position sur ce débat, vendredi sur Europe 1. "Ce mot n'est pas mon préféré, je le trouve flou", a-t-il expliqué au micro de Sonia Mabrouk.

"La sécurité, c'est d'abord une réalité", explique le ministre, interrogé sur les propos de son homologue de la Justice Éric Dupond-Moretti, qui, sur notre antenne, avait estimé que le terme ensauvagement "développe le sentiment d'insécurité". Pour autant, Jean-Michel Blanquer ne compte pas défendre l'utilisation du mot qui fait débat. Pour lui, d'ailleurs, "le sujet sémantique n'est pas le plus important". 

"Pas de fétichisme sur ce mot"

"Les mots doivent être bien choisis", poursuit le membre du gouvernement, "et la réalité de l'insécurité est une chose tellement importante qu'elle ne mérite pas qu'on dépense de l'énergie sur des querelles sémantiques". Pour Jean-Michel Blanquer, il est plus important de marteler qu'on doit "éviter l'impunité dans notre société".

"Par optimisme, je préfère ne pas utiliser le mot ensauvagement. Je ne considère pas que notre société est fatalement ensauvagée", dit encore l'ancien directeur général de l'enseignement scolaire. Et de conclure : "Je n'ai pas de fétichisme sur ce mot, mais pas de tabou non plus". 

Europe 1
Par Antoine Terrel