Jean-Pierre Raffarin 2:21
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Antoine Cuny-Le Callet , modifié à
Invité d'Europe 1 jeudi soir, l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a loué le travail de Jean Castex comme chef du gouvernement en pleine crise du coronavirus, malgré la difficulté d'endosser cette responsabilité après le très populaire Edouard Philippe.
INTERVIEW

Le gouvernement de Jean Castex était en première ligne, jeudi, pour présenter les détails des nouvelles restrictions face au coronavirus. Avec quel succès ? Invité à commenter la gestion de crise de l'exécutif, l'ex-Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin a loué le travail de l'actuel Premier ministre, au micro d'Europe 1. "C'était difficile de succéder à un Premier ministre populaire et talentueux comme Edouard Philippe", affirme celui qui connait bien les bureaux de Matignon. "Je trouve que ça s’est bien passé. Il a réussi ses 100 jours (les premiers à ce poste, ndlr)."

Si Jean-Pierre Raffarin admet ne pas beaucoup connaître Jean Castex, il affirme néanmoins scruter son évolution à Matignon avec attention. "Au départ, il a bien créé sa relation avec les Français." Selon lui, le choix d'Emmanuel Macron n'est pas du tout anodin : "C’est un choix méthodique : un haut fonctionnaire qui a fait ses preuves, un élu territorial qui va raccrocher avec les territoires et quelqu’un qui a un fond d’autorité important."

Les difficultés arrivent

Un brin malicieux, l'ancien premier ministre explique que de nombreux obstacles se dressent sur la route de Jean Castex. "C’est la règle à Matignon : quand on arrive à la mi-octobre les choses se crispent." De son propre aveu, la crise épidémique actuelle est "tout à fait particulière". Elle doit pourtant conduire le gouvernement à adopter une nouvelle forme de gouvernance, moins centralisée. "Il faut inventer une gouvernance spécifique Covid", a-t-il martelé. "On ne s’en tirera pas s'il n’y a pas une organisation spéciale de tout le pays sur ce sujet."

Pour rendre compte de la crise et optimiser sa gestion, Jean-Pierre Raffarin propose notamment d'avoir recours à "un coordonnateur par région", favorisant le lien entre les échelons nationaux et le locaux.