Gérald Darmanin 4:37
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Yanis Darras , modifié à
Dans le "Grand Rendez-vous" dimanche sur Europe 1/CNews et "Les Échos", Gérald Darmanin est revenu sur la candidature d'Emmanuel Macron à la présidentielle de 2022. Alors que certains candidats estiment que la campagne est jouée d'avance, le ministre de l'Intérieur assure "ne pas être certain que la campagne soit gagnée par le président".
INTERVIEW

Invité du Grand Rendez-vous ce dimanche sur Europe 1/CNews/Les Échos, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin est revenu sur la candidature d'Emmanuel Macron à sa succession. Une arrivée tardive dans la campagne à l'élection présidentielle alors même que cette dernière est parfois passée au second plan dans l'actualité face à la crise du Covid-19 ou encore face à la guerre en Ukraine.

Face à cette absence de campagne pour certains, Gérald Darmanin l'assure : "En réalité, la campagne a commencé il y a longtemps, très longtemps et le président est la cible des oppositions" à travers cette dernière. À cinq semaines du premier tour de l'élection, le ministre de l'Intérieur souligne "qu'il y aura du débat", puisque" le président de la République a dit lui-même qu'il débattrait", sans préciser si ce dernier participera ou non au débat du premier tour.

Une campagne "pas gagnée d'avance"

Car si l'opposition dénonce une élection jouée d'avance, le ministre de l'Intérieur n'en est pas aussi assuré : "Je pense que le président de la République n'a pas gagné par avance l'élection présidentielle", explique-t-il. Et d'ajouter : "Je pense que le risque est grand, notamment au second tour, qu'un candidat d'extrême droite", soit élu président de la République.

Pour éviter la victoire de l'extrême droite, Emmanuel Macron présentera son programme prochainement, glisse le ministre. "Et de ce que j'ai pu en connaître, il est particulièrement fort", estime ce dernier, sans apporter de précision sur la composition de ce dernier.